Classification :

  • Ordre : Apiales Nakai, 1930
  • Famille : Apiaceae Lindl., 1836
  • Genre : Daucus L., 1753

Espèce :

Daucus carota L., 1753

Comment le reconnaître

La Carotte sauvage, est une plante bisannuelle bien que sa sous-espèce la Carotte cultivée  soit généralement cultivée comme une annuelle. Elle est l’ancêtre de la Carotte cultivée. Elle est reconnaissable à sa silhouette longiligne, pouvant atteindre 80 cm de haut.

Les fleurs de la Carotte sauvage s’épanouissent en ombelles plates. Elles se caractérisent par leur regroupement en ombelles, leur symétrie radiale, leur corolle blanche.

La Carotte sauvage se pare de feuilles très découpées. Partant d’un pétiole long et robuste, elles se divisent en plusieurs segments, eux-mêmes subdivisés en lanières étroites et allongées, presque filiformes. Leur couleur est vert intense, parfois nuancée de tons bleutés ou grisâtres.

La tige peut atteindre une hauteur comprise entre 30 et 80 centimètres, conférant à la plante un port dressé et vigoureux.
Son diamètre, généralement compris entre 5 et 10 millimètres, assure un compromis entre la flexibilité nécessaire aux mouvements de la plante et la solidité requise pour le maintien de la structure aérienne.

Port de la Carotte sauvage
Port de la Carotte sauvage
Fruit
Fruit
Feuilles basales
Feuilles basales
Feuille caulinaire
Feuille caulinaire
Fleur
Fleur
Tige
Tige

Description

La Carotte sauvage (Daucus carota) est une plante bisannuelle reconnaissable à sa silhouette longiligne, pouvant atteindre 80 cm de haut, avec une tige velue et une racine pivotante blanche ou jaunâtre.

Les feuilles basales, disposées en rosette à la base de la plante, présentent un limbe longuement pétiolé, de forme triangulaire ou oblongue-ovale, pouvant atteindre jusqu’à 30 centimètres de long.
La disposition des feuilles suit un plan précis : les feuilles basales, disposées en rosette à la base de la plante, s’étalent amplement sur le sol. Les feuilles caulinaires, quant à elles, s’insèrent le long de la tige, embrassant la tige par leur gaine élargie. Leur taille diminue progressivement en remontant le long de la tige.
Les feuilles basales sont pennatisées : elles sont divisées en segments secondaires, eux-mêmes divisés en segments tertiaires.
Les feuilles caulinaires, insérées le long de la tige, sont également pennatisées, mais leur taille diminue progressivement en remontant le long de la tige. Elles présentent une gaine foliaire, structure membraneuse qui entoure la tige.
Le limbe des feuilles est profondément découpé en segments ultimes, les folioles, de forme linéaire à lancéolée, avec des bords entiers ou légèrement dentés. La marge des folioles peut être enroulée vers le bas.

Les feuilles de la Carotte sauvage sont généralement recouvertes de poils, appelés trichomes, de types variés (simples, ramifiés, glanduleux). Ces poils peuvent être courts et fins, ou plus longs et rigides. La face inférieure est plus densément recouverte de poils que la face supérieure qui perd ses poils avec l’âge. La présence et la densité des poils varient en fonction de l’âge de la plante, des conditions environnementales et de la sous-espèce.

Les feuilles de la Carotte sauvage présentent une couleur vert intense, parfois nuancée de tons bleutés ou grisâtres.

Les fleurs de la Carotte sauvage se regroupent en ombelles. Leur structure complexe et leur disposition particulière favorisent la pollinisation par les insectes. Ces ombelles, formées de 5 à 15 rayons blancs, se composent de fleurs minuscules à cinq pétales blancs légèrement échancrés. Au centre de l’ombelle, quelques fleurs, souvent stériles, se distinguent par leur couleur rouge-pourpre.

L’inflorescence est formée d’un pédoncule principal, qui se ramifie en plusieurs rayons secondaires portant chacun une ombellule (petite ombelle). Le nombre de rayons secondaires varie généralement entre 10 et 25, et leur longueur peut atteindre jusqu’à 20 centimètres. À l’extrémité de chaque rayon secondaire se trouve une ombellule, formée de nombreuses petites fleurs disposées en cercle serré.

Chaque petite fleur est bisexuée : elle possède à la fois des organes mâles (étamines) et des organes femelles (pistil). Ses parties sont disposées régulièrement autour d’un axe central.
Le calice est constitué de 5 sépales libres, verts, petits et peu visibles. La corolle est formée de 5 pétales libres, blancs, parfois légèrement rosés ou jaunâtres, avec une extrémité arrondie et légèrement incurvée vers l’intérieur.
L’appareil reproducteur mâle est composé de 5 étamines, dont les filaments sont blancs et les anthères jaunes. L’appareil reproducteur femelle est constitué d’un pistil formé de 2 carpelles soudés, surmonté de 2 styles distincts et de 2 stigmates plumeux.

Le fruit de la Carotte sauvage est un diakène (deux akènes), composé de deux méricarpes (fruits secondaires) distincts. Chaque méricarpe est ovoïde ou ellipsoïde, et présente des côtes longitudinales saillantes. La surface des méricarpes est recouverte d’épines rigides, favorisant la dispersion des fruits par les animaux.

La tige présente une forme cylindrique, légèrement cannelée, offrant une surface optimale pour l’exposition à la lumière et les échanges gazeux.
Son épiderme, lisse et généralement recouvert de poils, est recouvert d’une fine couche de cire qui lui confère un aspect brillant et imperméable, limitant la perte d’eau par transpiration.
La tige est constituée d’une organisation interne complexe, assurant le transport de l’eau et des nutriments, ainsi que la photosynthèse. Ainsi, au centre, se trouve le cylindre central, formé de faisceaux vasculaires assurant le transport de l’eau et des sels minéraux des racines vers les feuilles, et transportant la sève élaborée, produite par les feuilles, vers le reste de la plante.
La surface de la tige est généralement recouverte de poils, appelés trichomes. Ces poils, de types variés (simples, ramifiés, glanduleux), peuvent être courts et fins ou longs et rigides. Ils jouent un rôle important dans la protection de la plante contre les herbivores, les maladies et les stress environnementaux.
La tige présente des ramifications latérales, appelées rameaux, qui s’insèrent à intervalles réguliers. Ces rameaux portent les feuilles et, à la fin du cycle de vie de la plante, les inflorescences en ombelles caractéristiques de l’espèce.
Au niveau des nœuds, points d’insertion des feuilles et des rameaux, la tige présente des renflements légers, favorisant l’insertion et le soutien des organes latéraux.

Noms vernaculaires

La Carotte sauvage s’appelle aussi Carotte, Carotte commune, Daucus carotte.

Espèces proches

Sur la commune du Pallet, la Carotte sauvage (Daucus carota) peut être confondue avec plusieurs espèces, dont certaines toxiques. Il est donc crucial de bien la connaître avant de la cueillir et de la consommer. Voici quelques espèces avec lesquelles la confusion est possible :

La Grande Cigüe (Conium maculatum) : Cette plante est extrêmement toxique et peut être mortelle. Elle se distingue de la carotte sauvage par ses feuilles plus découpées, ses fleurs blanches en ombelles plus lâches et son odeur désagréable.

La Ciguë vireuse (Cicuta virosa) : Cette plante est également mortelle et sa consommation doit absolument être évitée. Elle se différencie de la carotte sauvage par ses feuilles composées de segments plus larges et plus charnus, ses fleurs blanches en ombelles lâches et son odeur désagréable d’eau de Javel. Cette plante n’a pas été observée sur la maille du Pallet, mais dans des mailles proches.

L’Œnanthe safranée (Oenanthe crocata): Cette plante est mortelle et sa consommation doit absolument être évitée. Elle se distingue de la carotte sauvage par ses feuilles composées de segments plus larges et plus charnus, ses fleurs jaunâtres et son odeur désagréable de betterave.

D’une manière générale, les plantes toxiques que l’on peut confondre avec la Carotte sauvage ne sont pas poilues.

danger

Ces plantes sont suffisamment dangereuses pour vous fournir des liens supplémentaires pour aider à bien différencier les plantes de votre jardin :

Carotte sauvage (Daucus carota) vs Œnanthe Safranée (Oenanthe crocata) : albancambe.com
Comment reconnaître les ciguës : cueilleurs-sauvages.ch

Et enfin, pour vous donner une indication des risques encourus, la Société Française de Médecine d’Urgence :

Grande Ciguë
Ciguë Cireuse
Oenanthe Safranée

Habitat

La carotte sauvage, ancêtre de la carotte cultivée, est une plante ubiquiste : elle prospère dans une grande variété d’habitats à travers le monde. Elle affectionne particulièrement les milieux ouverts et perturbés, où elle bénéficie d’un ensoleillement adéquat et d’un sol meuble favorable à son développement.

On la rencontre fréquemment dans les champs cultivés, les friches, les bords de route, les prairies et les pelouses. Elle apprécie les sols drainés, mais peut également s’adapter aux sols légèrement humides. Sa présence est fréquente dans les zones ensoleillées, bien que certaines sous-espèces puissent tolérer une ombre partielle.

La carotte sauvage est une plante pionnière, c’est-à-dire qu’elle colonise rapidement les milieux perturbés par l’activité humaine. Elle supporte bien les sols pauvres et les stress environnementaux, ce qui lui permet de s’établir dans des milieux où d’autres plantes ne survivraient pas. Sa capacité à produire des graines en grande quantité et à disperser ses semences par le vent lui confère une grande adaptabilité et lui permet de coloniser de nouveaux territoires.

Cette espèce est présente partout dans le monde sous différentes formes cultivées, hybridées ou spontanées.

Utilisation

La Carotte sauvage, et principalement sa sous-espèce la Carotte Cultivée, est bien connue pour ses propriétés gustatives, son apport en bêta-carotène…

Attention cependant aux risques de confusion évoqués ci-dessus.

Menaces

La Carotte sauvage est classée LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019)  (listée Daucus carota L.), ainsi que dans toutes les régions françaises. 

Le saviez-vous ?

La fleur centrale de la Carotte sauvage : la fleur pourpre est la seule fleur de couleur différente dans l’ombelle de la Carotte sauvage. Elle est également légèrement plus grande et surélevée par rapport aux autres fleurs blanches. Cette singularité visuelle la rend particulièrement remarquable pour les pollinisateurs.

Des études suggèrent que la fleur pourpre joue un rôle important dans l’attraction des pollinisateurs, tels que les papillons et les mouches syrphides. Sa couleur vive et son contraste avec les fleurs blanches la rendent plus visible et accessible aux insectes à la recherche de nectar et de pollen.

La fleur pourpre de la carotte sauvage est une énigme botanique qui intrigue encore les scientifiques. Sa présence souligne le rôle crucial des pollinisateurs dans la reproduction des plantes et la santé des écosystèmes.

En vidéo

Crédits

Photos : 

Entête : WikimediaImages de Pixabay

Fleur et fruit : Jean-Jacques Houdré [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuille caulinaire : Claire Sutter [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuilles basales : Bertrand BUI [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port et tige : John De Vos [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica

Vidéo : YouTube

Comment le reconnaître et Description :

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