Classification :

  • Ordre : Geraniales Juss. ex Bercht. & J.Presl, 1820
  • Famille : Geraniaceae Juss., 1789 [nom. cons.]
  • Genre : Geranium L., 1753

Espèce :

Geranium pusillum L., 1759

Nota : 

nom. cons. : Nomen conservandum, nom conservé, bien qu’incorrect ou illégitime selon l’application stricte théorique du Code de Nomenclature.

Plus de détails : wikipedia

Comment le reconnaître

Le Géranium fluet (Geranium pusillum) est une petite plante sauvage assez commune. 

Il mesure généralement entre 10 et 40 centimètres de haut.
Ses tiges sont souvent couchées sur le sol et recouvertes de petits poils.
Ses feuilles sont arrondies et profondément divisées en plusieurs lobes.
Ses fleurs sont petites, de couleur rose ou violette, et présentent souvent cinq pétales.

On le trouve fréquemment dans les endroits perturbés comme les bords de chemins, les terrains vagues ou les jardins.

Port
Port
Fruit
Fruit
Feuille
Feuille
Tige
Tige
Fleur
Fleur

Description

Le Géranium fluet est une plante herbacée annuelle de la Famille des Géraniacées (Geraniaceae), relativement commune dans les zones tempérées. Son aspect général est celui d’une plante herbacée de petite taille, aux tiges grêles et aux feuilles profondément découpées.

Les tiges sont généralement couchées ou ascendantes, elles peuvent atteindre une longueur de 10 à 40 cm. Elles sont rondes, finement velues et souvent ramifiées dès la base.

Les feuilles sont opposées ou alternes, elles sont portées par des pétioles relativement longs. Leur limbe est profondément divisé en 5 à 7 lobes linéaires ou lancéolés, à marge irrégulièrement dentée. La base du limbe est arrondie ou cordée.
Les feuilles sont généralement couvertes de poils simples, courts et denses, ce qui leur donne un aspect légèrement velouté.

Les fleurs sont solitaires ou groupées par deux à l’aisselle des feuilles. Le pédoncule floral est plus long que la feuille correspondante.
Le calice est composé de 5 sépales libres, étroitement ovales, acuminés et munis d’une longue arête. Quant à la corolle, elle est constituée de 5 pétales obovales, émarginés, de couleur rose ou violette pâle, veinés de violet plus foncé.
L’androcée comporte 10 étamines, dont 5 longues et 5 courtes, et le gynécée est un ovaire supère (situé au-dessus des autres pièces florales), formé de 5 carpelles soudés.

Le fruit est un schizocarpe composé de 5 méricarpes, chacun contenant une graine. À maturité, les méricarpes se séparent et se recourbent brusquement, projetant ainsi les graines à distance.

Noms vernaculaires

Le Géranium fluet s’appelle également Géranium à tiges grêles, ou Géranium grêle.

Espèces proches

D’autres espèces présentent des risques de confusion avec le Géranium fluet (Geranium pusillum) et ont été remarquées sur Le Pallet :

  • Le Géranium mou (Geranium molle): Très proche du Géranium fluet, il s’en distingue principalement par des tiges plus épaisses, des feuilles plus arrondies et des fleurs généralement plus grandes.
  • Le Géranium luisant (Geranium lucidum) : Ses feuilles sont brillantes et moins velues, Les divisions des feuilles sont moins profondes que celles du Géranium fluet. Les tiges du Géranium luisant sont souvent rougeâtres et plus rigides que celles du Géranium fluet.
  • Le Géranium herbe-à-Robert (Geranium robertianum) : Le Géranium herbe-à-Robert est particulièrement reconnaissable à son odeur forte et désagréable lorsqu’on froisse ses feuilles. Cette caractéristique est bien moins marquée chez le géranium fluet. Ses feuilles sont souvent teintées de rouge. Ses tiges sont rougeâtres et fragiles, tandis que celles du géranium fluet sont plus fines et velues.
  • Le Géranium mauvin, ou Géranium à feuilles rondes (Geranium rotundifolium) : Cette espèce a des feuilles plus arrondies et moins profondément découpées que le géranium fluet.

Les géraniums sont des plantes très variables, et les caractères morphologiques peuvent varier en fonction des conditions environnementales et de l’âge de la plante.
Des hybridations peuvent survenir entre différentes espèces de géraniums, rendant l’identification encore plus complexe.

Habitat

Le Géranium fluet (Geranium pusillum), est une plante qui préfère les habitats ouverts et ensoleillés. On le trouve couramment dans les prairies, les terrains vagues, les bords de chemins et les terrains perturbés, comme les champs cultivés ou les jardins. Il pousse souvent dans des sols bien drainés, qu’ils soient calcaires ou argileux. Il peut également être trouvé dans des endroits légèrement ombragés, mais il préfère généralement les zones où la lumière du soleil est abondante.

Le géranium fluet n’est pas exigeant en matière de qualité du sol et peut se développer sur des sols pauvres en nutriments. Il est très commun en ville, où il colonise les fissures des trottoirs, les murs et les jardins.

Adapté à une large gamme de conditions, il est résistant à la sécheresse et aux conditions difficiles, et capable de prospérer dans des environnements variés.

Utilisation

Traditionnellement, certaines cultures ont utilisé des parties de la plante en médecine populaire pour ses propriétés astringentes et anti-inflammatoires. On préparait parfois des infusions ou des décoctions pour traiter des petites plaies, des irritations cutanées ou des inflammations.

Les substances contenues dans le géranium fluet sont présentes en faibles quantités, ce qui rend son utilisation à grande échelle peu rentable.

Menaces

Le Géranium fluet est classé LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire (listé Geranium pusillum L., 1759) et sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019), ainsi que dans toutes les régions françaises.

Le saviez-vous ?

Le Géranium fluet a développé une stratégie de reproduction particulièrement efficace : l’autofécondation.

En s’autofécondant, la plante s’assure de produire des graines, même en l’absence d’insectes pollinisateurs. Dans les milieux où les pollinisateurs sont rares (zones urbaines, zones dégradées), l’autofécondation permet à la plante de se reproduire et de coloniser de nouveaux espaces.

L’autofécondation permet de maintenir les caractéristiques génétiques d’une plante qui a réussi à s’adapter à un environnement particulier.

La structure de la fleur du géranium fluet favorise l’autofécondation. Les étamines (organes mâles) et le pistil (organe femelle) sont souvent proches les uns des autres, ce qui facilite le dépôt du pollen sur le stigmate. De plus, la floraison peut se prolonger sur une longue période, augmentant les chances d’autofécondation

En vidéo

Crédits

Photos :

Entête, Fleur, Fruit : Jean-Claude Echardour [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuille : Pascal BERGEOT [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port : Vincent Jouhet [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Tige : Claire Felloni [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica

Vidéo : YouTube

Comment le reconnaître et Description :

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