Classification :

  • Ordre : Ranunculales Juss. ex Bercht. & J.Presl, 1820
  • Famille : Papaveraceae Juss., 1789
  • Genre : Chelidonium L, 1753

Espèce :

Chelidonium majus L., 1753

Comment le reconnaître

  • Tiges et feuilles: Les tiges de la grande chélidoine sont généralement raides, dressées et vert-grisâtres. Elles sont creuses et portent des feuilles alternes, dentées et vert clair. Les feuilles inférieures sont en forme de rosette, tandis que les feuilles supérieures sont plus petites et sessiles (sans pétiole).

  • Fleurs: Les fleurs de la grande chélidoine sont minuscules, jaune vif et en forme de coupe. Elles sont regroupées en grappes terminales. La floraison se produit généralement au printemps et en été.

  • Fruits: Les fruits de la grande chélidoine sont des capsules globuleuses, vert-jaunâtres ou marronâtres, qui contiennent de nombreuses graines minuscules.

  • Latex: La grande chélidoine produit un latex jaune vif, toxique et irritant, qui est visible lorsqu’on coupe les tiges ou les feuilles. Ce latex est responsable de l’odeur caractéristique de la plante.

Port grande Chélidoine
Port
Pistil
Pistil
Fleur
Fleur
Feuilles de grande chélidoine
Feuilles
Fruit
Fruit

Description

La grande chélidoine est une plante vivace herbacée de la Famille des papavéracées (dont les représentants les plus connus sont les pavots ou le coquelicot). Elle est originaire d’Europe et d’Asie, mais elle a été introduite dans de nombreuses autres régions du monde.

Aspect général

La grande chélidoine peut atteindre une hauteur de 1 à 2 mètres.

Tige

La tige est érigée, généralement atteignant une hauteur d’environ 30 à 90 cm. Elle est creuse, cylindrique, vert-grisâtre et souvent ramifiée.

Feuilles

Les feuilles sont alternes, pétiolées, dentées, divisées en lobes irréguliers et vert clair. Les feuilles inférieures sont en forme de rosette, tandis que les feuilles supérieures sont plus petites et sessiles (sans pétiole).
Comme beaucoup d’espèces de la Famille des Papavéracées, les feuilles et les tiges contiennent un latex.

Fleurs

Les fleurs de la grande chélidoine sont minuscules, jaune vif et en forme de coupe. Elles sont regroupées en grappes terminales. Chaque fleur possède quatre pétales, deux sépales, de nombreuses étamines et un pistil. La floraison a lieu généralement de mai à août.

Fruits

Les fruits de la grande chélidoine sont des capsules globuleuses, vert-jaunâtres ou marronâtres, qui contiennent de nombreuses graines minuscules.

Racine

Chelidonium majus a un système racinaire fasciculé, caractérisé par la présence de racines qui se forment en faisceaux.

Physiologie

La grande chélidoine produit un latex jaune vif, toxique et irritant. Ce latex est responsable de l’odeur caractéristique de la plante. Il contient des alcaloïdes, notamment la chélidonine, la sanguinarine, la coptisine et la berbérine.

Ces composés sont pour la plupart toxiques, mais aussi responsables des propriétés pharmacologiques de la plante. La présence de latex jaune est caractéristique et est associée à la libération de ces composés en cas de blessure de la plante.

Noms vernaculaires

La Grande chélidoine s’appelle également  Chélidoine élevée, Herbe à la verrue, Éclaire, Grande éclaire, Chélidoine éclaire, Félongène, Felougne, Herbe aux boucs, Herbe aux verrues, Herbe de l’hirondelle, Herbe de sainte Claire, Sologne.

Le grand nombre de noms donné à cette plante s’explique par le fait que cette plante est connue depuis très longtemps pour ses effets médicinaux, et  que plusieurs noms sont régionaux.

Espèces proches

La grande chélidoine peut éventuellement, selon les conditions (pas de fleur, plante jeune ou abimée …) être confondue avec d’autres plantes de la Famille des papavéracées, notamment :

Euphorbia helioscopia: Cette plante, également appelée herbe aux verrues, est très similaire à la grande chélidoine. Elle se distingue par ses feuilles plus petites et ses fleurs, dont la forme est très différente, jaunes plus pâles.

Chelidonium luteum: Cette plante, également appelée chélidoine jaune, est originaire d’Amérique du Nord. Elle est plus petite que la grande chélidoine et ses fleurs, aux pétales plus grands, sont jaune vif. De plus, cette plante n’a pas encore été observée sur la commune du Pallet, selon l’INPN.

Papaver dubium: Cette plante, également appelée pavot douteux, est originaire d’Europe. Elle se distingue par ses fleurs plus grandes et ses pétales plus pointus, généralement rouges. De plus, cette plante n’a pas encore été observée sur la commune du Pallet, selon l’INPN.

Habitat

Voici quelques exemples spécifiques d’endroits où l’on peut trouver la grande chélidoine :

Bords des routes: La grande chélidoine est souvent trouvée le long des routes, où le sol est riche et perturbé par le passage des véhicules.

Terrains vagues: Les terrains vagues sont un autre habitat favorable à la grande chélidoine. Ces zones offrent un sol riche et humide, ainsi qu’une lumière du soleil suffisante.

Friches: La grande chélidoine est une des premières plantes à coloniser ces zones, car elle est résistante au stress et à la compétition.

Prairies humides: Les prairies humides sont des zones qui sont inondées pendant une partie de l’année. La grande chélidoine est une des plantes qui tolèrent ces conditions humides.

Haies: Les haies offrent un habitat idéal à la grande chélidoine. Ces zones sont partiellement ombragées et elles offrent un sol riche et humide.

Cours d’eau: Les cours d’eau sont un autre habitat important pour la grande chélidoine. Les berges des cours d’eau sont souvent riches en nutriments et elles offrent un microclimat humide.

La grande chélidoine est une plante adaptable qui peut prospérer dans une variété d’habitats. Elle est une espèce pionnière qui s’installe dans les zones perturbées et elle aide à la restauration de la végétation naturelle. Cette espèce est présente dans presque toutes les régions du monde (subcosmopolite).

Utilisation

La grande chélidoine a été historiquement utilisée dans la médecine traditionnelle, bien que ses propriétés médicinales soient controversées et qu’elle soit également considérée comme toxique.

Voici quelques utilisations traditionnelles de Chelidonium majus :

Affections cutanées : Chelidonium majus a été utilisée pour traiter divers problèmes cutanés, tels que les verrues, les cors et les affections dermatologiques. Le latex jaune de la plante a été appliqué localement dans certaines traditions populaires.

Troubles hépatiques : Dans la médecine traditionnelle, Chelidonium majus a été parfois utilisée pour soutenir la santé hépatique. Cependant, il est important de noter que son utilisation à des fins hépatiques est controversée et que des études scientifiques substantielles sont nécessaires pour évaluer son efficacité.

Troubles gastro-intestinaux : Certains remèdes traditionnels à base de Chelidonium majus ont été préconisés pour soulager les problèmes gastro-intestinaux tels que les ulcères, les coliques et les troubles de la digestion.

Usage externe : En raison de ses propriétés potentiellement irritantes, le latex de Chelidonium majus a été appliqué localement pour traiter des affections cutanées, bien que cela ne soit pas recommandé en raison du risque de réactions allergiques.

Il est crucial de souligner que Chelidonium majus contient des composés toxiques, y compris des alcaloïdes isoquinoléiniques, et son utilisation sans surveillance médicale appropriée peut entraîner des effets indésirables. De nos jours, la plupart des praticiens de la santé déconseillent l’utilisation de Chelidonium majus en raison de ses risques potentiels pour la santé. Si vous envisagez d’utiliser cette plante à des fins médicinales, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de la santé qualifié pour des conseils appropriés.

Sur Doctissimo, on trouve :

Détoxifiant lymphatique et stimulant pancréatique, le Chelidonium majus est particulièrement indiqué en cas de troubles du foie et de la vésicule biliaire. Si elle est initialement réputée pour lutter contre les verrues, la plante chélidoine a plus d’un tour dans son sac. Sa version homéopathique est disponible en granules et en doses.

Menaces

La grande chélidoine est classée LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019) (listée Chelidonium majus L.), ainsi que dans toutes les régions françaises.

Le saviez-vous ?

  • La grande chélidoine est une plante photoréactive. Ses fleurs s’ouvrent et se ferment en fonction de la lumière. Les fleurs s’ouvrent tôt le matin et se ferment en fin d’après-midi. Cette photoréactivité est due à la présence d’une substance chimique appelée jasmonate de méthyle, qui est produite par la plante en réponse à la lumière.
    Ce phénomène est assez rare chez les plantes. Il est également observé chez certaines autres plantes, comme les orchidées et les tulipes.
  • La grande chélidoine peut être utilisée pour fabriquer un colorant jaune. Le latex de la plante contient un pigment jaune appelé chélidonine. Ce pigment peut être extrait de la plante et utilisé pour fabriquer un colorant jaune.
    Ce colorant a été utilisé depuis l’Antiquité pour colorer les textiles, les aliments et les cosmétiques. Il est encore utilisé aujourd’hui dans certaines régions du monde.
  • Certaines fourmis sont fort friandes de l’élaïosome (excroissance charnue et blanchâtre riche en protides et en lipides présente sur certaines graines ou akènes) qui est associé aux graines. Les fourmis transportent les graines jusqu’à leur fourmilière pour y consommer l’élaïosome avant de les rejeter avec les détritus du nid qui constituent un substrat de germination fort adapté.

En vidéo

Crédits

Photos : 

Entête : Carola68 Die Welt ist bunt…… de Pixabay

Fleur : Paul Fabre[CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fruit : Hélène Muhlhoff [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port : Sébastien Jésel [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuilles : David Francheteau [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Pistil : Pistil : Gentia [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica

Vidéo : Youtube

Comment le reconnaître et Description :

Cette publication a un commentaire

  1. Dominique Secher

    On la trouve facilement sur notre commune du Pallet, plus facilement entre les abords de nos rivières et les vieilles ruelles du bourg que dans les friches des anciennes vignes.
    Je confirme l’efficacité de son latex contre les verrues. Coupez une tige et badigeonnez la verrue avec le latex jaune qui s’écoule. Répétez le traitement régulièrement… Et soyez patient… Ce n’est pas une application (ni une dizaine, d’ailleurs) qui fera disparaître la verrue, mais si la verrue est en croissance, vous verrez rapidement une amélioration.

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