Vanessa atalanta – Linnaeus, 1758

Le Genre Vanessa créé par Fabricius en 1807 a une origine controversée. Par contre, le nom de l’espèce fait clairement référence à l’héroïne de la mythologie grecque Atalante célèbre pour sa beauté et, surtout, sa vitesse prodigieuse à la course. Le Vulcain est un grand migrateur au vol rapide et saccadé.

Position taxonomique :

  • Famille : Nymphalidés (Nymphalidae – Rafinesque, 1815)
  • Sous-Famille : Nymphalinae (Rafinesque, 1815)
  • Genre : Vanesse (Vanessa  – Fabricius, 1807)

Noms vernaculaires

  • Vulcain
  • L’Amiral
  • Le Chiffre
  • L’Atalante

Comment le reconnaître

L’adulte ou imago :

  • Envergure : 60 – 65 mm et jusque 70 mm
  • Le Vulcain est un papillon très reconnaissable, avec le dessus des ailes marron à noir profond agrémenté d’un motif en 3/4 de cercle orange à rouge vif, formé par une bande transversale sur les ailes antérieures et une frange sur les ailes postérieures. L’apex des ailes antérieures est orné de taches blanches.
  • Le revers est d’un brun moins sombre, avec sur les ailes antérieures une bande rouge, une bande blanche et un motif bleu.

La chenille :

  • Longueur : entre 44 et 65 mm
  • La chenille du Vulcain a la tête noire, les pattes noires et les fausses pattes orange. Le corps est de couleur noire ou brune, couvert de macules blanchâtres plus ou moins étendues et nombreuses selon les individus.

Description

Habitat

Le Vulcain fréquente des habitats très variés comme les bords des chemins, les jardins, les parcs, les prairies et les haies.

Répartition

  • Le Vulcain se rencontre dans l’hémisphère nord tempéré en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique Centrale et en Afrique du Nord.
  • Il est présent et commun dans toute la France métropolitaine, de juin à l’automne, du niveau de la mer jusqu’à 1800 à 2000 m. Il peut même remonter jusqu’au cercle polaire arctique.

Reproduction

Les mâles sont territoriaux et patrouillent autour d’un territoire elliptique mesurant généralement entre 12 et 24 m de long et 4 à 13 m de large, généralement bien exposé au soleil. Ils chassent tout autre mâle qui s’en approche ainsi que tout objet volant, dont les papillons d’autres espèces, les oiseaux et même les feuilles volantes, et courtisent les femelles. Les territoires sont généralement formés en fin de journée et un même papillon peut en changer d’un jour à l’autre. Il arrive aussi qu’un mâle parvienne à s’emparer du territoire d’un autre mâle

Comportement

Le Vulcain, espèce migratrice qui vole jusqu’à 20 km/h, est univoltin ou bivoltin (1 ou 2 générations annuelles). La génération printanière migre vers le nord tandis que la génération estivale migre vers le sud.

Plantes hôtes

  • La plante hôte larvaire est l’ortie dioïque (Urtica dioica), à l’instar d’autres Vanesses proches comme le Paon du jour, la Petite tortue, le Robert-le-diable et la Carte géographique.
  • La nourriture principale du Vulcain est le nectar des fleurs, les plus appréciées étant celles de la Famille des composées. On le voit souvent se nourrir sur les buddleias, les Marguerites, les artichauts et bien d’autres fleurs. Il se nourrit également des liquides suintants des troncs, des fruits pourris tombés au sol (prunes, poires, pommes).

Période de vol

Le Vulcain est migrateur dans le nord de son aire de répartition, alors qu’au sud des Alpes et dans tout l’Ouest de la France, des adultes peuvent survivre à l’hiver. Ils peuvent alors être vus dès février, sortant se réchauffer lors de journées d’hiver ensoleillées. Plus généralement, Le vulcain adulte peut être observé du mois de mai à octobre avec un pic d’activité en été.

Le saviez-vous ?

Le Vulcain est un très grand voyageur capable de parcourir entre 3000 et 4000 km depuis l’Afrique du nord jusqu’à l’Europe, bien évidemment en plusieurs fois afin de se reposer, se nourrir et reconstituer ses réserves d’énergie.

D’où lui vient son nom de Vulcain ? Le Dieu romain du feu et de la forge ou encore du mot latin «Vulcanus » signifiant Volcan : ses ailes sombres presque charbonnées, ornées de flammes rouge orangée rappellent la suie et les braises ardentes. Véritable forgeron des airs, ce papillon incarne la puissance du feu en pleine nature.

Contributions

Dominique SECHER. Photos prises au Pallet

En vidéo

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