Classification :

  • Ordre : Brassicales Bromhead, 1838
  • Famille : Brassicaceae Burnett, 1835
  • Genre : Alliaria Heist. ex Fabr., 1759

Espèce :

Alliaria petiolata (M.Bieb.) Cavara & Grande, 1913

Comment le reconnaître

  • Les feuilles de l’Alliaire sont larges, vertes, en forme de cœur et disposées de manière alterne le long de la tige. Elles ont des bords dentelés et sont généralement longuement pétiolées. Elles sont vert foncé avec une texture légèrement poilue. Les feuilles ont une forte odeur d’ail lorsqu’on les froisse.
  • L’alliaire officinale produit des fleurs blanches à quatre pétales en grappes. Les fleurs mesurent 1 à 2 cm de diamètre et ont une légère odeur de soufre.
  • Les fruits de l’alliaire officinale sont petits, ronds et aplatis. Ils mesurent environ 5 à 10 mm de diamètre et ont une surface ridée. Ils mûrissent de juillet à août.
  • L’alliaire officinale a une longue racine pivotante mince qui est profondément enfouie dans le sol. La racine pivotante mesure environ 20 à 30 cm de long. Elle est de couleur blanchâtre et a une odeur de raifort.
  • La tige est souvent ridée et peut atteindre une hauteur d’environ 30 à 100 cm.
Port de l'Alliaire officinale
Port
Fruit de l'alliaire officinale
Fruit
Fleur
Fleur
Feuille
Feuille

Description

L’alliaire officinale (Alliaria petiolata) est une plante de la Famille des crucifères (ou Brassicacées) comme le colza, la moutarde ou les choux. Elle est originaire d’Europe et d’Asie, mais a été introduite en Amérique du Nord où elle est devenue une espèce envahissante.

Alliaria petiolata peut atteindre une hauteur de 0,3 à 1 mètre. Elle présente une tige dressée, souvent cannelée. La plante a tendance à former des colonies denses, créant un tapis végétal dans son environnement.

Les feuilles sont larges, alternes, simples et ont une forme ovale à lancéolée, souvent en forme de cœur, avec des bords dentelés. Elles mesurent de 5 à 10 cm de long et de 2 à 3 cm de large. Elles sont vert foncé avec une texture légèrement poilue. Elles sont attachées par des pétioles relativement longs, surtout sur les feuilles inférieures. Les feuilles ont une forte odeur d’ail lorsqu’on les froisse.

Les inflorescences sont des grappes, portant de petites fleurs blanches. Chaque fleur a quatre pétales distincts et mesure de 1 à 2 cm de diamètre. La floraison se produit au printemps, de mai à juin

Les fruits sont des siliques oblongues et mesurent de 5 à 10 mm de long. Ils contiennent de nombreuses petites graines. Ils mûrissent de juillet à août.

La racine est une racine pivotante qui mesure de 20 à 30 cm de long. Elle est de couleur blanchâtre et a une odeur de raifort. Cette caractéristique olfactive est due à la présence de composés soufrés, similaires à ceux que l’on trouve dans l’ail et le raifort, qui donnent à ces plantes leur saveur et leur odeur particulières.

L’alliaire officinale est une plante mellifère qui attire principalement les papillons comme l’aurore (Anthocharis cardamines), mais également les abeilles et les bourdons.

Les graines contenues dans les siliques peuvent également intéresser les oiseaux, comme par exemple la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla).

Aurore sur Alliaire officinale
Aurore sur Alliaire officinale

Noms vernaculaires

L’alliaire officinale s’appelle également Alliaire, Alliaire pétiolée, Herbe à l’ail, Herbe aux aulx.

Espèces proches

En France, les espèces les plus susceptibles d’être confondues avec Alliaria petiolata sont :

  • La cardamine des prés (Cardamine pratensis) : cette espèce est plus petite que l’alliaire officinale, avec des feuilles plus étroites et des fleurs plus petites. Elle est commune dans les prairies et les clairières. La cardamine des prés a également des fleurs légèrement lilas, rarement blanches et ne dégage pas l’odeur d’ail.
  • La Julienne des dames (Hesperis matronalis) : cette espèce est plus grande que l’alliaire officinale, avec des feuilles plus grandes et plus allongées.

Habitat

L’alliaire officinale est une plante très adaptable et peut s’épanouir dans une variété d’habitats, notamment :

  • L’alliaire officinale pousse souvent dans lisières des forêts, les sous-bois ou les clairières, où elle reçoit une ombre partielle et beaucoup d’humidité. Elle peut être trouvée dans le long des sentiers et dans les zones perturbées par l’activité humaine.
  • L’alliaire officinale est courante dans les champs et les prairies, en particulier celles qui ne sont pas fauchées ou pâturées fréquemment.
  • Cette plante est également fréquente le long des routes et dans les zones à déchets, où elle peut s’épanouir dans un sol perturbé.

Utilisation

Usage médicinal :

Les études scientifiques suggèrent que l’alliaire officinale possède une variété de propriétés médicinales, notamment des propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires, antioxydantes et anticancéreuses. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces effets.

L’alliaire officinale a une longue histoire d’utilisation médicinale et culinaire. Elle est riche en vitamine C, en vitamine A et en antioxydants.

L’alliaire officinale est traditionnellement utilisée pour ses vertus diurétiques, dépuratives, anti-inflammatoires et antibactériennes. Elle est également utilisée pour traiter les rhumatismes, l’asthme, la goutte et les problèmes digestifs.

L’alliaire officinale semble posséder  des propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires et antioxydantes.

L’alliaire officinale est une plante sûre pour la plupart des gens lorsqu’elle est consommée en quantité modérée. Cependant, elle peut provoquer des irritations de la peau et des muqueuses chez certaines personnes.
L’alliaire officinale est également contre-indiquée pour les femmes enceintes ou allaitantes.

Utilisations culinaires :

Les feuilles de l’alliaire sont riches en vitamine C, en bêta-carotène, en fibres et en minéraux tels que le calcium et le magnésium.

Les feuilles fraîches de l’alliaire ont un goût légèrement ailé et sont parfois utilisées comme condiment dans les salades, les soupes ou les plats cuisinés.
Les feuilles peuvent également être utilisées pour préparer des pestos, des sauces, ou être ajoutées à d’autres plats pour leur donner une saveur d’ail subtile.

Contrôle des ravageurs :

L’alliaire officinale produit des composés chimiques appelés glucosinolates, qui ont des propriétés antibactériennes, antifongiques et insecticides. Ces composés sont libérés lorsque la plante est coupée ou mâchée, ce qui explique la saveur piquante de l’alliaire.

Des études scientifiques ont montré que les glucosinolates de l’alliaire sont efficaces contre une variété de parasites des plantes, notamment les insectes, les champignons et les nématodes. Par exemple, une étude publiée en 2016 dans la revue « Journal of Agricultural and Food Chemistry » a montré que l’extrait d’alliaire officinale était efficace contre les larves de la mouche de l’olive, un ravageur important des oliviers.

L’alliaire officinale est donc une plante prometteuse pour le développement de nouveaux pesticides naturels. Elle est non toxique pour l’homme et l’environnement, et elle est efficace contre une variété de parasites des plantes.

Menaces

L’alliaire officinale est classée LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019) (listé Alliaria petiolata (M.Bieb.) Cavara & Grande), ainsi que dans toutes les régions françaises.

Le saviez-vous ?

L’alliaire officinale produit des composés chimiques appelés glucosinolates, qui ont des propriétés antibactériennes, antifongiques et insecticides. Ces composés sont libérés lorsque la plante est coupée ou mâchée, ce qui explique la saveur piquante de l’alliaire.

Des études scientifiques ont montré que les glucosinolates d’Alliaria petiolata peuvent inhiber la croissance des champignons mycorhiziens. Les champignons mycorhiziens sont des symbiotes des racines des plantes. Ils aident les plantes à absorber les nutriments du sol et à résister aux maladies. Ainsi, Une étude publiée en 2016 dans la revue « Journal of Ecology » a montré que la présence d’Alliaria petiolata dans un sol pouvait réduire la colonisation des racines d’érable par les champignons mycorhiziens.

L’inhibition de la croissance des champignons mycorhiziens par Alliaria petiolata peut avoir un impact négatif sur les plantes qui dépendent de ces champignons pour leur croissance et leur développement.

Cela souligne le rôle potentiellement complexe des plantes envahissantes dans la modification des interactions écologiques au sein des écosystèmes, en influençant la biodiversité du sol et la santé des plantes indigènes. Bien que l’alliaire officinale puisse être appréciée pour certaines de ses utilisations, son impact sur les écosystèmes naturels nécessite une attention particulière pour minimiser ses effets négatifs.

En vidéo

Crédits

Photos : 

Entete : Hervé Goëau [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fleur : Jean-Luc Gorremans [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuille : Martin Serre [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fruit : Emmanuel Stratmains [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port : Jean-Jacques Houdré [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Aurore : Gilles Salama [CC BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica

Vidéo : Youtube

Comment le reconnaître et Description :

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