Classification :

  • Ordre : Passeriformes
  • Famille : Aegithalidae – Reichenbach, 1850
  • Genre : Aegithalos – Hermann, 1804

Espèce :

Aegithalos caudatus – Linnaeus, 1758

Comment le reconnaître

  • Taille : 14 à 16 cm

  • Oiseau diurne

  • Anciennement, et encore couramment, nommée Mésange à longue queue, à tort car ce n’est pas une vraie mésange, l’Orite à longue queue est un tout petit passereau qui possède un corps compact, une grosse tête ronde munie d’un petit bec et une très longue queue noire et blanche (13-16 cm de longueur dont 6 à 10 pour la queue et poids de 6-10 g). C’est précisément cette longue queue étagée qui fait qu’on ne peut confondre cet oiseau de chez nous avec un autre.

Description

Cette petite boule de plumes beiges, roses et noires prolongée par de longues plumes de queue ne visite pas souvent nos jardins. Mais elle est fréquente en petits groupes dans les bois le long de nos rivières la Sèvre et la Sanguèze.
On peut avoir la chance de la voir par grand froid aux mangeoires à boules de graisse. Mais elle n’utilise jamais les nichoirs. En effet, elle fabrique elle-même sa propre cavité qu’elle tisse avec des herbes et des mousses dans les buissons et les arbres.

Habitat

Son habitat optimal est constitué par les forêts de feuillus et les boisements mixtes de feuillus et de conifères, ainsi que par les parcs et les jardins, les haies et bosquets. Elle apprécie les écotones et les ruptures de continuité. Non migratrice, elle occupe ses sites toute l’année.

Alimentation

Le bec de l’Orite à longue queue, court et trapu, est trop faible pour venir à bout d’aliments résistants ou gelés.

L’espèce se nourrit donc surtout d’insectes, de leurs larves et de leurs œufs, ainsi que d’autres petits invertébrés. À l’aide de son bec menu, l’orite déloge ses proies des interstices tels que les fentes de l’écorce des arbres. Elle cueille aussi des insectes, comme les pucerons, sur les feuilles et les bourgeons. Quelques petites graines molles sont consommées, telles que celles du fusain du Japon et du chèvrefeuille.

Contrairement aux véritables mésanges, l’Orite à longue queue descend rarement à terre pour s’y nourrir mais, comme elles, elle peut se suspendre à l’envers ou tenir sa nourriture dans une patte.

Lors des hivers rudes, la mortalité est forte. Dans le nord, les orites passent les neuf dixièmes de chaque journée d’hiver à se nourrir, parcourant ainsi des distances importantes sans s’attarder nulle part.

Comportement social

Rarement observée seule, l’Orite à longue queue passe l’essentiel de sa vie au sein d’un groupe familial. Ce dernier peut compter 3 ou 4 membres au début de la saison de nidification et jusqu’à 20 ou plus après celle-ci, en automne et en hiver. Les groupes plus importants comprennent plusieurs familles. Les membres du groupe défendent un territoire aussi bien durant la nidification qu’en hiver pour s’y nourrir et y dormir.

Bien qu’elle erre çà et là à travers les bois et le long de haies en hiver pour y chercher sa nourriture, l’Orite à longue queue ne s’aventure que rarement au loin et reste pendant des années dans le même secteur. Durant leur incessante quête de ravitaillement, les bandes sont souvent accompagnées par des mésanges vraies du genre Parus, des roitelets et d’autres petits passereaux forestiers. Les mœurs sociables de l’Orite à longue queue lui permettent de survivre en hiver. En se serrant les uns contre les autres le long d’une branche, le plumage ébouriffé, ces petits oiseaux perdent aussi peu de chaleur que possible.

Vocalisation

Caractéristiques :

Taille : 14 à 16 cm
Envergure : 16 à 19 cm
Poids : 6 à 10 g
Longévité : 8 ans
Nidification : Mars à Juin ; 1 à 2 nichées ; 6 à 12 œufs.
Couvaison : 13 à 16 jours par la femelle ; envol : 15 à 18 jours.
Emancipation : 300 à 330 jours.

Le saviez-vous ?

L’Orite à longue queue se range parmi les meilleurs bâtisseurs au royaume des oiseaux et, en dépit du fait qu’elle est un des plus petits oiseaux de chez nous, elle construit un grand nid pour sa taille (environ 20 cm de longueur sur 12).

C’est une construction ovale, complètement fermée, avec une entrée latérale dans la partie supérieure. Sa construction demande aux deux bâtisseurs 15 à 20 jours de travail.

La paroi est en mousse et en lichen, avec une petite quantité de fibres végétales, le tout tenu par du fil d’araignée. La surface est tapissée de lichens, si bien que le nid passe complètement inaperçu dans un contexte vert (lierre contre un tronc ou un mur, branche de conifère touffue, etc.). Une incroyable quantité de petites plumes garnit la cavité interne.

Contributions

  • Marie-Renée Maillard et Dominique Sécher au Pallet

Observations

Crédits

  • Photo d’entête : Ralph de Pixabay
  • Comment le reconnaître, Description : Dominique Sécher et  Marie-Renée Maillard et Oiseaux.net
  • Vocalisation : YouTube

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