Rabelera holostea (L.) M.T.Sharples & E.A.Tripp, 2019

Le nom de Genre Rabelera rend hommage au botaniste américain Richard K. Rabeler.

L’épithète spécifique holostea provient du grec holos (entier) et osteon (os), faisant référence à la forme des sgements de tiges qui se brisent net au niveau des nœuds; chaque segment fait penser à un os.

Son nom scientifique est très récent et elle est souvent appelée Stellaria holostea comme l’a nommé Linné en 1753. Ce nom de Genre Stellaria, composé de nombreuses espèces, faisait bien sûr référence à la forme de ses fleurs en étoile.

Position taxonomique ;

  • Ordre : Caryophyllales (Caryophyllales – Perleb, 1826)
  • Famille : Caryophyllacées (caryophyllaceae – Juss., 1789)
  • Genre : Rabelera (M.T.Sharples & E.A.Tripp, 2019)

Noms vernaculaires

  • Stellaire holostée
  • Langue d’oiseau
  • Gramen fleuri
  • Craquelin

Comment le reconnaître

La Stellaire holostée est une plante vivace de 20 à 60 cm, formant souvent des touffes denses. Ses tiges sont quadrangulaires, grêles et cassantes. Ses feuilles sont sessiles (sans pétiole), opposées, étroites, effilées et rudes au toucher sur les bords.

Ses fleurs blanches possèdent 5 pétales profondément échancrés (divisés jusqu’au milieu), donnant l’impression qu’elle en possède 10. Les anthères sont généralement jaunes.

Le fruit de la Stellaire holostée est une capsule. Elle est globuleuse (presque parfaitement ronde), rappelant une petite bille de 5 à 6 mm de diamètre. Elle est entourée à sa base par les sépales qui restent en place après la chute des pétales. Elle passe du vert tendre au brun-jaune paille en séchant.

Stellaria holostea - 2024 04 13
Port 1
Rabelera holostea - 2024 04 13
Port 2
Stellaria holostea - 2024 04 13
Feuille
Rabelera holostea - 2024 04 13
Fleur 1
Stellaria holostea - 2024 04 13
Fleur 2
Stellaire holostée - 2024 04 13
Fruit en formation

Confusions

On peut confondre la Stellaire holostée avec :

  • La Stellaire intermédiaire (Stellaria media) : beaucoup plus petite, avec des fleurs plus discrètes et une ligne de poils sur la tige.

  • Le Céraiste des champs (Cerastium arvense) : dont les feuilles sont plus courtes et duveteuses, contrairement au feuillage glabre et rude de l’holostée.

Description

Habitat

La Stellaire holostée affectionne les milieux semi-ombragés : lisières de forêts, haies, talus frais et bois clairs de feuillus. Elle préfère les sols riches en nutriments et légèrement acides à neutres.

Répartition

La Stellaire holostée est présente sur la quasi-totalité du continent européen. Elle est très commune sur l’ensemble du territoire français, de l’étage collinéen à l’étage montagnard.

En Loire-Atlantique, elle est particulièrement visible dans les bocages et les zones boisées du vignoble nantais et du nord du département. On la trouve facilement sur notre commune du Pallet notamment le long des bois en bordure de nos rivières.

Utilisation / Toxicité

Historiquement, la Stellaire holostée a été utilisée comme plante médicinale pour ses propriétés anti-inflammatoires et apaisantes, bien que cet usage soit devenu rare. Les jeunes pousses sont comestibles en salade (goût proche du petit pois), mais la consommation de la plante adulte peut avoir un effet laxatif dû à la présence de saponines.

Une ressource pour la Faune locale

Les fleurs de la Stellaire holostée sont une source de nectar et de pollen pour de nombreux insectes pollinisateurs, notamment les syrphes et les petites abeilles solitaires. Elle sert également de plante hôte pour les chenilles de certains papillons de nuit de la Famille des Geometridae.

Menaces

Classée en « Préoccupation mineure » (LC) sur les listes rouges de France et des Pays de la Loire,la Stellaire holostée n’est pas menacée dans la région, bien que la destruction des haies bocagères et l’entretien chimique des talus puissent réduire localement ses populations.

Le saviez-vous ?

On l’appelle parfois « l’herbe à la sainte Vierge », mais le surnom le plus imagé de la Stellaire holostée reste « Craquelin« . À maturité, les capsules de graines se dessèchent et, sous l’effet de la chaleur ou d’un simple contact, elles éclatent avec un petit « clac » sec, projetant les graines à plusieurs centimètres de la plante mère !

Contributions

Dominique SECHER. Photos prises au Pallet.

Crédits

Photos : Dominique Sécher

Comment le reconnaître et Description :

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