Upupa epops (Linné, 1758)

Le nom de Genre Upupa est une pure onomatopée issue du latin. Il imite directement le chant très typique et répétitif de l’oiseau.

L’épithète spécifique epops vient quant à lui du grec ancien épops qui désigne également la huppe et partage la même origine sonore.

Position taxonomique :

  • Ordre : Bucérotiformes (Bucerotiformes — Fürbringer, 1888)
  • Famille : Upupidés (Upupidae — Bonaparte, 1831)
  • Genre : Huppe (Upupa — Linnaeus, 1758)

Comment le reconnaître

  • Taille : 26 à 32 cm

  • Oiseau diurne

  • Caractéristiques : La Huppe fasciée possède une silhouette unique qui empêche toute confusion lorsqu’elle est pleinement observée :

    • Le plumage : Un corps beige orangé ou roussâtre, contrastant fortement avec des ailes et une queue zébrées de noir et de blanc. Les ailes sont larges et arrondies.
    • La tête : Elle porte une grande huppe de plumes rousses terminées de noir, qu’elle déploie en éventail lorsqu’elle est surprise, excitée ou lors de l’atterrissage.
    • Le bec : Long, fin et nettement arqué vers le bas, un outil parfait pour sonder le sol.
    • Le vol : Très ondulé, décousu et saccadé, il rappelle étrangement le vol d’un grand papillon.

Caractéristiques :

Oiseau diurne
Taille : 26 à 32 cm
Envergure : 42 à 46 cm
Poids : 60 à 80 g
Longévité : 11 ans
Nidification : Avril à août ; 1 à 2 nichées ; 5 à 8 œufs.
Couvaison : 16 jours par la femelle ; envol : 4 semaines.
Emancipation : pas de données.

La Huppe fasciée possède une silhouette unique qui empêche toute confusion lorsqu’elle est pleinement observée :

  • Le plumage : Un corps beige orangé ou roussâtre, contrastant fortement avec des ailes et une queue zébrées de noir et de blanc. Les ailes sont larges et arrondies.
  • La tête : Elle porte une grande huppe de plumes rousses terminées de noir, qu’elle déploie en éventail lorsqu’elle est surprise, excitée ou lors de l’atterrissage.
  • Le bec : Long, fin et nettement arqué vers le bas, un outil parfait pour sonder le sol.
  • Le vol : Très ondulé, décousu et saccadé, il rappelle étrangement le vol d’un grand papillon.

Description

La Huppe fasciée est un splendide oiseau au plumage chamois orangé, dont la queue et les ailes sont bariolées de noir et de blanc. De la taille d’un merle elle parait beaucoup plus grande en vol. Lorsqu’elle est dressée sa crête érectile chamois, noire à son extrémité, lui confère un air de vieille dame élégante. Son bec effilé est légèrement arqué.

Habitat

La Huppe fasciée affectionne les milieux ouverts et semi-ouverts, chaleureux et secs, offrant une végétation basse et parsemée. On la rencontre fréquemment dans les vergers traditionnels, les bocages, les grands jardins, les vignobles enherbés, les lisières de bois et les pâturages. Elle a impérativement besoin de sols nus ou d’herbe rase pour chasser, ainsi que de cavités pour installer son nid.

Répartition

La Huppe fasciée est présente en période de reproduction dans une grande moitié sud et centrale de l’Europe. C’est une migratrice stricte qui quitte le continent dès la fin de l’été pour hiverner en Afrique subsaharienne.

Elle niche sur une grande partie du territoire français, étant très commune dans le Midi et devenant plus rare et localisée en allant vers le nord et le nord-ouest.

En Loire-Atlantique, elle trouve des conditions favorables notamment dans le vignoble nantais comme au Pallet, les zones de bocage bien préservées et le long de la vallée de la Sèvre Nantaise, où les vieux arbres et les murets lui offrent d’excellents sites de nidification.

Alimentation

la Huppe est très liée à la qualité de la micro-faune du sol. Son régime est exclusivement insectivore. Elle consomme une quantité impressionnante de gros insectes :

  • Des courtilières et des grillons (ses mets favoris).
  • Des larves de coléoptères (vers blancs, hannetons).
  • Des chenilles, notamment les chenilles processionnaires du pin ou du chêne, dont elle sait enlever les poils urticants avant de les avaler.
  • Des chrysalides, des araignées et parfois des petits lézards.

Nidification

La Huppe fasciée niche entre mai et juillet. Elle n’est pas capable de creuser sa propre cavité : elle s’installe donc dans le trou d’un vieux tronc (pommier, saugne, chêne têtard), une fissure de vieux bâtiment, un interstice de muret en pierres sèches ou un nichoir adapté.

La femelle y dépose 5 à 8 œufs qu’elle couve seule pendant environ 16 à 18 jours, nourrie par le mâle. Les poussins restent au nid pendant près de quatre semaines. Pour se défendre des prédateurs (comme les fouines), les jeunes et la femelle possèdent une arme unique : ils sécrètent une substance noire à l’odeur de viande avariée via leur glande uropygienne et peuvent projeter leurs fientes avec précision sur l’intrus.

Comportement

C’est un oiseau essentiellement terrestre qui passe de longues heures à arpenter le sol à pas pressés, hochant la tête à chaque pas. Farouche mais parfois curieuse, elle utilise son bec comme une pince pour extraire ses proies de la terre ou des bouses de bétail. Son chant est l’un des sons les plus caractéristiques du printemps : un « oup-oup-oup » sourd, porteur et tri-syllabique, répété inlassablement depuis un poste d’observation.

Menaces

L’espèce est classée en Préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs en France métropolitaine et en Région Payas de la Loire. Elle bénéficie d’un statut de protection totale sur l’ensemble du territoire par l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 (interdiction de la chasser, de la capturer ou de détruire son nid).

Ses menaces principales sont :

  • La raréfaction des sites de nidification : La disparition des vieux vergers de haute tige, l’arrachage des haies bocagères, la coupe des vieux arbres creux (notamment les chênes têtards) et la rénovation des vieux bâtiments en pierre (rejointoiement des façades, disparition des anfractuosités) privent la Huppe des cavités indispensables pour installer son nid.
  • L’effondrement de la ressource alimentaire : L’utilisation intensive d’insecticides et de pesticides dans l’agriculture réduit drastiquement les populations de grands insectes (courtilières, gros coléoptères). De plus, l’utilisation de certains traitements antiparasitaires vétérinaires (comme l’ivermectine) pour le bétail empoisonne les larves d’insectes coprophages dans les bouses, privant la Huppe d’une nourriture essentielle dans les pâturages.
  • La fermeture des milieux : L’abandon du pastoralisme et des pratiques de fauche mène à l’enfrichement des parcelles. Une végétation trop haute et dense empêche cet oiseau de marcher et de sonder le sol avec son bec pour chasser.

Le saviez-vous ?

Le nid de la Huppe fasciée est réputé pour être l’un des plus odorants du monde aviaire ! En plus de la fameuse substance fétide sécrétée par les oiseaux pour faire fuir les prédateurs, les parents ne nettoient jamais le nid des fientes des petits durant toute la croissance. Une stratégie olfactive redoutable, qui lui a valu dans plusieurs régions de France le surnom local et peu flatteur de « sale huppe » !

En vidéo

Contributions

Dominique Sécher 3 photos

Observations

Statistiques reposant sur les observations de Dominique Sécher au Pallet.

 

Le graphique ci-contre montre le nombre d’observations de la Huppe fasciée réalisées par mois sur la commune du Pallet entre 2016 et 2025. Ces données montrent clairement que cet oiseau migrateur n’est présent qu’au printemps.

 

Le second graphique montre l’évolution du nombre d’observations sur la commune du Pallet entre 2016 et 2025. Ce nombre est relativement constant sur les 10 dernières années.

Crédits

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