Classification :
- Ordre : Geraniales Juss. ex Bercht. & J.Presl, 1820
- Famille : Geraniaceae Juss., 1789 [nom. cons.]
- Genre : Geranium L., 1753
Espèce :
Geranium molle L., 1753
Nota :
nom. cons. : Nomen conservandum, nom conservé, bien qu’incorrect ou illégitime selon l’application stricte théorique du Code de Nomenclature.
Plus de détails : wikipedia
Comment le reconnaître
Le Géranium mou (Geranium molle) est une petite plante, ne dépassant généralement pas 30 à 40 centimètres de hauteur. C’est une plante herbacée ayant tendance à s’étaler sur le sol et à former de petites touffes.
Les feuilles sont arrondies, légèrement lobées et très velues, d’où son nom. En effet, l’adjectif fait référence à la texture douce et veloutée des feuilles, qui donne l’impression de quelque chose de « mou » au toucher.
Les fleurs sont petites, généralement de couleur rose ou violette, elles sont souvent groupées par deux.
La tige est elle aussi recouverte de poils et assez ramifiée.
Le fruit ressemble un peu à un bec d’oiseau et s’ouvre en cinq parties lorsque les graines sont mûres.
On le trouve souvent dans les endroits plutôt frais et ombragés.
Description
Le Géranium mou est une plante herbacée annuelle de la Famille des Geraniaceae, généralement de petite taille (10 à 40 cm) et à port prostré ou ascendant. L’ensemble de la plante est densément couvert de poils simples, mous et étalés, ce qui lui confère un aspect blanchâtre.
La tige est cylindrique, ramifiée dès la base, velue et souvent rougeâtre.
Les feuilles du Géranium mou sont alternes et pétiolées. Leur limbe est orbiculaire à réniforme, profondément divisé en 5 à 7 lobes palmés, ces lobes étant eux-mêmes lobés ou dentés.
Les faces supérieure et inférieure sont densément recouvertes de poils.
Les inflorescences sont des cymes bipares : chaque pédoncule porte deux fleurs. Les fleurs sont actinomorphes (symétrie radiale) et pentamères (5 pétales, 5 sépales). Les pétales sont obovales, émarginés, de couleur rose pâle à pourpre, veinés de violet. Les sépales sont aigus, aristés, munis d’une longue arête.
L’androcée est composé de 10 étamines, tandis que le gynécée est constitué de 5 carpelles soudés.
Le fruit est un schizocarpe, composé de 5 méricarpes, chacun contenant une graine. Les méricarpes sont munis d’une longue arête et se dispersent à maturité.
Noms vernaculaires
Le Géranium mou s’appelle également Géranium à feuilles molles, Géranium mollet ou Tête-rouge.
Espèces proches
D’autres espèces présentent des risques de confusion avec le Géranium mou (Geranium molle) et ont été remarquées sur Le Pallet :
- Géranium à feuilles découpées : (Geranium dissectum): Ses feuilles sont plus profondément découpées et ses pétioles sont plus longs.
- Géranium fluet (Geranium pusillum) : Plus petite, ses feuilles sont moins profondément divisées et ses fleurs sont généralement plus petites.
- Géranium herbe-à-Robert (Geranium robertianum) : Très variable, mais généralement plus rougeâtre et à feuilles plus découpées.
- Géranium luisant (Geranium lucidum) : Ses feuilles sont brillantes et moins velues, et ses fleurs sont généralement plus petites.
Les géraniums sont des plantes très variables, et les caractères morphologiques peuvent varier en fonction des conditions environnementales et de l’âge de la plante.
Des hybridations peuvent survenir entre différentes espèces de géraniums, rendant l’identification encore plus complexe.
Habitat
Le Géranium mou (Geranium molle) est une plante très adaptable qui se rencontre dans une grande variété d’habitats. On le retrouve fréquemment dans des milieux ouverts et perturbés par l’activité humaine.
On peut le trouver sur les bords de chemins, le long des routes, des sentiers et des chemins de terre, le Géranium mou profite des sols souvent ameublis et enrichis en éléments nutritifs.
On peut le trouver souvent sur les terrains vagues, les chantiers et les décharges, où il colonise rapidement les sols nus.
Il est commun dans les jardins ou cultures, notamment les céréales, où il pousse en tant que plante adventice.
On le trouve aussi dans les pelouses calcaires et les prairies sèches.
Enfin, il peut s’installer dans les fissures des murs et les talus.
Il apprécie une bonne exposition au soleil, des sols pauvres et drainants et des perturbations régulières (passage des animaux, les travaux agricoles…).
Utilisation
Dans certaines cultures, le Géranium mou était utilisé pour ses propriétés médicinales. La teinture de Géranium mou pouvait être appliquée localement pour traiter les inflammations, les douleurs musculaires et les blessures mineures. En usage externe, cette teinture pouvait aider à resserrer les tissus et à réduire les sécrétions, ce qui est utile pour les affections cutanées et les plaies.
Quelques gouttes de teinture diluées dans de l’eau pouvaient être prises pour soulager les douleurs d’estomac, les ballonnements et d’autres troubles digestifs.
La teinture était parfois utilisée pour renforcer le système immunitaire et aider à combattre les infections mineures.
Le Géranium mou produit du nectar qui attire les insectes pollinisateurs comme les abeilles. Il contribue ainsi à la biodiversité et à la production de miel.
La présence de Géranium mou dans un milieu peut indiquer un sol riche en azote et un certain degré de perturbation.
Menaces
Le Géranium mou est classé LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire (listé Geranium molle L., 1753) et sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019), ainsi que dans toutes les régions françaises.
Le saviez-vous ?
Le mécanisme de dispersion des graines par explosion (ballochorie) chez le Géranium mou (Geranium molle) est similaire à celui du Géranium luisant (Geranium lucidum).
On commence par une accumulation de la tension : à mesure que les fruits mûrissent et sèchent, des tensions mécaniques s’accumulent dans les parois des capsules. Les cellules des parois internes des capsules se contractent de manière inégale, créant une tension élastique.
Puis l’explosion se déclenche : une fois que la tension atteint un certain seuil, les parois des capsules se fissurent soudainement. Cette fissuration relâche l’énergie accumulée, projetant les graines à une distance considérable de la plante mère. Les graines sont ainsi dispersées loin de la plante mère, augmentant leurs chances de trouver un environnement favorable pour germer.
En vidéo
Crédits
Photos :
Entete : Gérard Leveslin [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fleur : Paul Fabre [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuille : Paul Fabre [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fruit : Paul Fabre [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port : Lena LOMBARDINI [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Tige : Catherine MAHYEUX [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Vidéo : YouTube
Comment le reconnaître et Description :
