Classification :

  • Ordre : Asterales Link, 1829
  • Famille : Asteraceae Bercht. & J.Presl, 1820
  • Genre : Lapsana L., 1753

Espèce :

Lapsana communis L., 1753

Comment le reconnaître

La Lampsane commune (Lapsana communis) est une plante herbacée annuelle, qui se distingue par ses tiges grêles et ramifiées, ses feuilles alternes et ses capitules de fleurs jaunes en forme de pissenlit.

Ses fleurs la rendent facilement reconnaissable. Elles sont jaunes et regroupées en petites boules, un peu comme de minuscules pissenlits. Ces petites boules de fleurs poussent au sommet de la plante.

Elle a des tiges fines et ramifiées, un peu comme des brindilles. Ses feuilles sont assez simples, un peu dentées sur les bords, et elles sont disposées le long de la tige.

Port de la Lampsane commune
Port
Fleur
Fleur
Feuilles
Feuilles 1
Feuilles
Feuilles 2
Fruit
Fruit 1
Fruit
Fruit 2

Description

La Lampsane commune (Lapsana communis) est une plante herbacée annuelle de la Famille des Astéracées. Elle présente un port érigé et ramifié, atteignant généralement une hauteur de 20 à 120 cm.

Sa tige est cylindrique, pleine et hispide, surtout dans sa partie inférieure. Elle se ramifie de manière dichotome dans la partie supérieure.

Les feuilles sont alternes, simples et de forme variable selon leur position sur la plante. Les feuilles basales sont souvent lyrées, tandis que les feuilles caulinaires supérieures sont lancéolées et sessiles. Le bord du limbe est généralement denté.

Les fleurs sont réunies en capitules de couleur jaune vif, caractéristiques de la Famille des Astéracées. Chaque capitule est composé uniquement de fleurons ligulés. L’involucre est cylindrique et formé de bractées imbriquées.

Les fruits sont des akènes comprimés, striés et dépourvus d’aigrette. Ils se dispersent facilement par anémochorie.

Noms vernaculaires

La Lampsane commune est appelée également Grageline, Herbe aux mamelles, Lamproise, Lapsane commune, Lampsane, Poule-grasse, Gras de mouton, Grasse Géline ou Lastron marron…

Espèces proches

La Lampsane commune, bien qu’assez distinctive, peut être parfois confondue avec d’autres espèces, notamment en raison de la forme générale de ses capitules jaunes.
Sur la commune du Pallet, la Lampsane commune (Lapsana communis) peut être confondue avec quelques autres plantes :

Espèces du Genre Crepis :

Les crépis, ou crépides, comme le Crépis bisannuel (Crepis biennis) ou le Crépis capillaire (Crepis capillaris), sont également des Astéracées à fleurs jaunes.
Différences :
Les capitules des crépis sont souvent plus petits (5–10 mm de diamètre chez certaines espèces).
Les crépides ont généralement des tiges plus grêles et peuvent porter des capitules sur des pédoncules plus longs et grêles.
Les feuilles sont souvent plus étroites et moins lobées.
Cependant, les capitules de Crepis sont souvent plus grands et plus denses, et les feuilles sont souvent plus découpées.

Espèces du Genre Sonchus : 

Les laiterons, comme le Laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus) et le Laiteron épineux (Sonchus asper), peuvent être confondus avec Lapsana communis.
Différences :
Les laiterons ont des capitules plus larges (souvent > 15 mm) et leurs akènes sont surmontés d’un pappus bien développé.
Leurs feuilles sont souvent plus grandes, parfois épineuses (S. asper), et leurs lobes sont plus prononcés.
Leur latex est plus abondant.

Espèces du Genre Taraxacum :

Les pissenlits, en particulier les taxons du groupe Taraxacum sect. Ruderalia, sont souvent confondus avec Lapsana communis.
Similarités :
Les pissenlits ont également des capitules jaunes à fleurs ligulées.
Leur présence est fréquente dans des habitats perturbés.
Différences :
Les pissenlits ont des feuilles profondément découpées en rosette basale et sont dépourvus de tige ramifiée.
Leurs akènes sont allongés et surmontés d’un pappus plumeux bien développé.
Les capitules sont portés par des pédoncules solitaires non ramifiés.

Pour distinguer Lapsana communis, il est utile d’observer :
Les feuilles alternes, souvent lyrées à la base.
Les capitules de taille moyenne (10–15 mm), disposés en grappes lâches.
Les akènes sans pappus plumeux (contrairement aux Crepis et Taraxacum).
Le port de la tige, qui est ramifiée, dressée et souvent creuse.

Habitat

La Lampsane commune (Lapsana communis) est une plante très adaptable qui apprécie une grande variété d’habitats. Plante pionnière, on la retrouve fréquemment dans des milieux perturbés et riches en azote. Quelques endroits où on peut la rencontrer :

Zones cultivées : bords de champs, cultures, jardins.
Milieux rudéraux : décombres, bordures de chemins et routes, friches et chantiers, abords de bâtiments ou de zones habitées.
Bois clairs : lisières, sous-bois peu denses.
Talus : bords de chemins, fossés.
Terrains vagues : parcs urbains non entretenus, terrains de sport abandonnés.

Pourquoi ces milieux lui conviennent-ils si bien ?

Les sols perturbés sont souvent riches en matières organiques, ce qui favorise sa croissance rapide.
La Lampsane commune a besoin de lumière pour se développer. Les milieux ouverts lui permettent de capter un maximum de soleil.
Dans les zones récemment perturbées, la compétition avec d’autres plantes est souvent faible, ce qui lui permet de s’établir facilement.

Utilisation

La lampsane commune, bien que peu utilisée aujourd’hui, a connu divers usages à travers l’histoire, notamment en médecine populaire et comme plante comestible. 

Usages traditionnels :

Alimentation :
Les feuilles jeunes et tendres sont comestibles et ont un goût légèrement amer. Elles peuvent être consommées crues en salade, cuites comme des épinards ou utilisées pour farcir des crêpes.
Les fleurs sont également comestibles mais ont un goût plus amer que les feuilles.

Médecine traditionnelle :
Les feuilles étaient utilisées en cataplasme pour soulager les gerçures, notamment au niveau des seins des nourrices.
Le jus frais (pas le latex, c’est le liquide obtenu en écrasant les feuilles ou d’autres parties de la plante) était appliqué directement sur les coupures pour favoriser la cicatrisation.
Grâce à son amertume, la plante était réputée pour stimuler l’appétit et favoriser la digestion.

Usages actuels :

La Lampsane commune attire les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles.
Sa présence indique souvent des sols riches en azote et des milieux perturbés.

Menaces

La Lampsane commune est classée LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire (listée Lapsana communis L., 1753) et sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019), ainsi que dans toutes les régions françaises.

Le saviez-vous ?

Le nom vernaculaire « Herbe-aux-mamelles » a été attribué à la Lampsane commune en raison de son usage historique pour soulager les douleurs mammaires des femmes allaitantes.

Dans les campagnes européennes, on appliquait des cataplasmes de feuilles fraîches sur les seins pour réduire l’inflammation et apaiser les engorgements dus à l’allaitement. Ce remède populaire a donné à la plante une réputation particulière en gynécologie traditionnelle, même si cet usage repose davantage sur l’expérience empirique que sur des preuves scientifiques.

En vidéo

Crédits

Photos :

Entete : Jean-Claude Echardour [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fleur : Paul Fabre [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuilles1 : Bertrand Bui [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuilles2 : Alain Bigou [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fruit1 et 2 : John De Vos [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Tige : Hervé Goëau [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Port : Cécile Baumgarten [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica

Vidéo : YouTube

Comment le reconnaître et Description :

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