Classification :
- Ordre : Laurales Juss. ex Bercht. & J.Presl, 1820
- Famille : Lauraceae Juss., 1789 [nom. cons.]
- Genre : Laurus L., 1753
Espèce :
Laurus nobilis L., 1753
Comment le reconnaître
Le Laurier-sauce (Laurus nobilis) est un arbuste ou petit arbre très utilisé en cuisine pour ses feuilles aromatiques.
Ses feuilles sont allongées, un peu comme une lance (on dit lancéolées), avec un bord légèrement ondulé.
Elles sont coriaces, c’est-à-dire qu’elles sont épaisses et résistantes au toucher.
Le dessus des feuilles est d’un vert foncé brillant, tandis que le dessous est plus clair.
L’odeur est très caractéristique : forte et aromatique, elle se dégage lorsqu’on froisse les feuilles. Pour différencier le Laurier-sauce d’autres lauriers pouvant être toxiques, frottez une feuille, si elle sent l’odeur du laurier qu’on met dans les plats, c’est probablement le bon !
Le Laurier-sauce a généralement une forme arrondie et peut mesurer de 2 à 10 mètres de haut.
Les fruits sont des petites baies noires qui apparaissent à l’automne.
Description
Le Laurier-sauce (Laurus nobilis) est un arbuste ou petit arbre de la Famille des Lauracées (Lauraceae), originaire du bassin méditerranéen.
Son port est généralement arrondi, mais peut devenir plus étalé avec l’âge. Il peut atteindre 2 à 10 mètres de hauteur, mais reste souvent plus modeste en culture.
L’écorce est de couleur gris-brun, lisse dans le jeune âge, puis se fissurant avec le temps.
Ses feuilles sont simples, alternes, persistantes et coriaces. le pétiole est très court, voire inexistant parfois. Elles sont de forme elliptique à lancéolée, avec un apex aigu et une base cunéiforme.
Leur marge est entière, légèrement ondulée. La nervation est pennée, avec une nervure médiane proéminente et de nombreuses nervures secondaires parallèles.
Leur couleur est vert foncé et brillant sur la face supérieure, plus pâle et mat sur la face inférieure.
Elles mesurent généralement entre 6 et 12 cm de long et 2 à 4 cm de large.
Leur odeur est très aromatique lorsqu’on les froisse, caractéristique de l’espèce.
Les fleurs sont petites, jaunâtres, réunies en ombelles axillaires. Elles apparaissent à l’aisselle des feuilles, généralement au printemps. Elles mesurent généralement de 5 à 8 mm de diamètre, et environ 5 millimètres de longueur.
Le Laurier-sauce est une plante dioïque, c’est-à-dire qu’il existe des pieds mâles et des pieds femelles distincts.
Les fruits du Laurier-sauce sont de petites drupes ovoïdes (de 1 à 1,5 cm de longueur) de couleur vert vif jeunes, puis noire à maturité, contenant un seul noyau. Ils mûrissent à l’automne. Ils sont portés sur des pédoncules courts et sont solitaires ou en petits groupes.
Noms vernaculaires
Le Laurier-sauce est appelé également Laurier, Laurier vrai, Laurier d’Apollon ou Laurier noble.
Espèces proches
En France, la confusion entre le Laurier-sauce et d’autres plantes peut entraîner des conséquences graves, notamment des intoxications. Les principales confusions à éviter sont :
Le Laurier rose (Nerium oleander) et le Laurier-cerise (ou Laurier-palme) (Prunus laurocerasus) : Ces deux plantes sont très toxiques pour l’homme et les animaux. Leurs feuilles peuvent être confondues avec celles du Laurier-sauce, mais elles sont plus grandes et ont souvent une couleur plus vert clair.
Heureusement, le Laurier rose n’a pas été encore signalé aux alentours de la commune du Pallet, ni sur le département de Loire Atlantique, ni même dans les pays de Loire. Le Laurier-cerise par contre est très présent un peu partout en France, y compris au Pallet.
Les feuilles et les fruits du Laurier-cerise contiennent des glycosides cyanogènes (toxiques), surtout lorsqu’ils sont écrasés ou ingérés.
Les feuilles du Laurier-cerise sont plus grandes (10-15 cm), brillantes, mais sans odeur aromatique lorsqu’on les froisse.
Ses baies noires ressemblant à de petites cerises.
Le Laurier-tin (Viburnum tinus) est également une plante que l’on peut trouver sur Le Pallet.
Les fruits (petites baies bleu-noir) sont légèrement toxiques s’ils sont ingérés en grande quantité.
Ses feuilles sont moins coriaces que celles du Laurier-sauce, légèrement veloutées, et sans odeur notable.
Ses fleurs sont petites, blanches ou roses, regroupées en ombelles plates, visibles en hiver ou au début du printemps.
Ses fruits sont de petites baies bleu-noir.
Il est souvent utilisé dans les haies ou comme plante ornementale.
Conseils pour éviter les confusions
Tester l’arôme : Froissez une feuille entre vos doigts. Si elle dégage une forte odeur de laurier (comme en cuisine), c’est probablement Laurus nobilis.
Regarder les fruits : Le laurier-sauce produit des baies noires ovales, tandis que les espèces toxiques ont souvent des fruits plus ronds ou de couleur différente.
Se méfier des feuilles non aromatiques : Une feuille sans odeur de laurier ne doit pas être utilisée en cuisine.
Habitat
Le Laurier-sauce (Laurus nobilis) est une plante qui apprécie particulièrement les climats méditerranéens avec leurs étés chauds et secs et leurs hivers doux. On le retrouve donc naturellement dans les régions bordant la Méditerranée, mais aussi un peu partout en France dans les régions non montagneuses (jusqu’à 600-800 mètres d’altitude).
On le retrouve souvent dans :
- Les matorrals et garrigues : Le Laurier-sauce est souvent présent dans ces milieux secs et ensoleillés, où il côtoie d’autres espèces méditerranéennes comme le chêne vert, le romarin ou le thym.
- Les forêts méditerranéennes : on le trouve également dans les sous-bois clairs de ces forêts, où il profite de l’ombre légère et de l’humidité du sol.
- Les zones côtières : le Laurier-sauce apprécie les zones côtières, où il bénéficie de l’influence maritime qui tempère les températures et apporte de l’humidité.
Il pousse généralement sur des sols bien drainés, riches en matière organique, légèrement acides à neutres (avec un pH entre 6 et 7,5). Il peut s’adapter à des sols calcaires ou légèrement argileux, mais craint les sols trop compacts ou gorgés d’eau. Il préfère un ensoleillement important et une protection contre les grands froids. Il supporte le froid modéré (jusqu’à -10 °C) mais craint les gelées prolongées.
Utilisation
Le Laurier-sauce, avec ses feuilles aromatiques, est une plante aux multiples utilisations, principalement en cuisine et en médecine traditionnelle.
Cuisine :
C’est l’utilisation la plus courante. Les feuilles de laurier sont un incontournable des bouquets garnis, apportant une saveur subtile et légèrement amère à de nombreux plats (Soupes et bouillons, Ragoûts et daubes, Sauces tomate, béchamel, Marinades, Plats mijotés, Conserves…)
Les feuilles peuvent être infusées pour aromatiser les boissons.
Les feuilles de laurier séchées se conservent longtemps et peuvent être utilisées toute l’année.
En médecine traditionnelle :
Le Laurier-sauce est reconnu pour ses propriétés digestives, anti-inflammatoires, antiseptiques et expectorantes. Il est utilisé pour soulager les troubles digestifs, les douleurs articulaires, les affections respiratoires (toux, rhume), et même pour favoriser la circulation sanguine.
Précautions : bien que généralement considéré comme sûr en usage externe et en infusion, il est déconseillé de consommer de grandes quantités de feuilles de laurier en interne, car elles peuvent être toxiques.
Autres utilisations :
L’huile essentielle de Laurier-sauce est utilisée en aromathérapie pour ses propriétés relaxantes et tonifiantes.
On le rencontre comme ingrédient dans les savons, notamment le savon d’Alep, qui combine huile de laurier et huile d’olive pour ses propriétés purifiantes et hydratantes.
Les feuilles de laurier peuvent être utilisées pour éloigner certains insectes. Les feuilles séchées peuvent être placées dans des armoires pour repousser les mites.
Menaces
Le Laurier-sauce est classé LC (Préoccupation mineure : espèce pour laquelle le risque de disparition est faible) sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019) (listé Laurus nobilis L.).
Dans la plupart des régions françaises, il est classé NA (Non applicable : espèce non soumise à évaluation car introduite dans une période récente ou présente en métropole de manière occasionnelle).
Le saviez-vous ?
Dans la culture gréco-romaine, le Laurier-sauce était sacré pour les dieux, notamment Apollon, dieu des arts, de la lumière et de la prophétie. Les vainqueurs des concours artistiques ou sportifs recevaient une couronne de laurier en son honneur.
Le feuillage persistant du laurier représentait la constance et l’immortalité, des qualités idéales pour célébrer les triomphes intellectuels ou physiques.
Au moyen Âge (XIIIᵉ siècle), avec la fondation des premières grandes universités européennes (Bologne, Paris, Oxford), le laurier est devenu un symbole d’excellence académique.
En Italie, les diplômés en littérature, droit ou médecine recevaient une couronne de laurier pour symboliser leur succès intellectuel.
Aujourd’hui, le terme « baccalauréat » (du latin bacca laurea, « baie de laurier ») fait référence à cette pratique. Il désigne le premier degré universitaire, récompensant la maîtrise des bases d’un domaine d’étude.
La tradition de la couronne de laurier est encore vivante, notamment en Italie, où les étudiants diplômés (surtout dans les universités historiques) reçoivent symboliquement une couronne de laurier lors de leur cérémonie de remise de diplômes.
En vidéo
Crédits
Photos :
Entete : Image par Hans de Pixabay
Fleur et Port : Martin Serre [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Feuille : Pierre Bonnet [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Fruit : Mathieu Menand [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Ecorce : La Spada Arturo [CC-BY-SA 2.0 FR], via Tela Botanica
Vidéo : YouTube
Comment le reconnaître et Description :
