Chlorophorus glabromaculatus (Goeze, 1777)

D’abord considéré comme une sous-espèce de Chlorophorus pilosus, Chlorophorus glabromaculatus est aujourd’hui le seul représentant de Clyte poilu. Ses tâches noires sont les seules parties glabres de ses élytres, ce qui explique son nom latin d’espèce et son second nom vernaculaire.

Position taxonomique :

  • Famille : Longicornes (Cerambycidae – Latreille, 1802)
  • Sous-Famille : Cerambycinae (Latreille, 1802)
  • Genre : Chlorophorus (Chevrolat, 1863)

Noms vernaculaires

  • Clyte poilu
  • Clyte à taches glabres

Comment le reconnaître

  • Taille : Entre 8 à 14 mm (hors antennes).
  • Ce qui rend unique le Clyte poilu, c’est l’agencement de ses couleurs. Ses élytres sont recouverts d’une pubescence très fine, souvent jaune soufre, verdâtre ou gris jaune. Contrairement aux espèces qui ont des « bandes », lui présente des taches noires distinctes. On observe généralement une tache en forme de « C » ou de lunule sur le premier tiers des élytres. Son nom latin vient du fait que certaines zones (les taches noires) semblent dépourvues de poils, laissant apparaître le tégument lisse et brillant.

Description

Habitat

  • La Larve du Clyte poilu est Xylophage. Elle se développe dans le bois mort ou dépérissant. Elle a une préférence marquée pour les feuillus : Chêne (Quercus), Châtaignier (Castanea), mais aussi parfois le Robinier ou les arbres fruitiers.

  • On observe les adultes de juin à août. Ils sont très actifs sous un soleil de plomb (insectes thermophiles). Vous les trouverez sur les ombellifères (carottes sauvages, angéliques) ou les ronces, où ils se nourrissent de pollen et de nectar.

Répartition

Le Clyte poilu est une espèce méditerranéo-atlantique. En France, il est très commun dans le Sud et sur la façade Atlantique. Avec le réchauffement climatique, on observe une remontée progressive de l’espèce vers le Nord et l’Est du pays, là où les étés deviennent plus secs et chauds.

Comportement

 Le développement larvaire dure généralement 2 ans.

Comme beaucoup de Cerambycidae, il est un maillon essentiel de la forêt :

  • Décomposeur : Il aide à recycler le bois mort en accélérant sa dégradation.
  • Pollinisateur : En passant d’ombelle en ombelle, il transporte le pollen sur ses pattes et son abdomen.

Le saviez vous ?

Le Chlorophorus glabromaculatus est un exemple parfait de mimétisme batesien. Bien qu’il soit totalement inoffensif (il ne possède ni dard, ni venin), il a évolué pour arborer les couleurs d’avertissement de la guêpe : le jaune et le noir.

Mais l’illusion ne s’arrête pas à la couleur. Pour tromper les prédateurs comme les oiseaux ou les lézards, il adopte également un comportement spécifique :

  • La démarche saccadée : Lorsqu’il se déplace sur une fleur, il imite les mouvements vifs et nerveux des Hyménoptères.

  • L’agitation des antennes : Ses antennes sont constamment en mouvement, simulant la recherche sensorielle d’une guêpe en quête de proie.

  • Le bluff visuel : En cas de menace, il peut écarter légèrement ses élytres pour accentuer l’aspect « rayé » de son corps, dissuadant ainsi toute attaque immédiate.

 

En vidéo

Contributions

Dominique Sécher. Photos prises au Pallet.

Crédits

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