Sciurus vulgaris (Linnaeus, 1758)
Le nom de Genre Sciurus est issu du grec ancien skia (ombre) et oura (queue), signifiant littéralement « qui s’abrite à l’ombre de sa queue ».
L’épithete vulgaris vient du latin vulgaris signifiant « commun, ordinaire ».
Position taxonomique :
- Ordre : Rongeurs – Rodentia (Bowdich, 1821)
- Famille : Sciuridés – Sciuridae (Fischer de Waldheim, 1817)
- Genre : Écureuils arboricoles – Sciurus (Linnaeus, 1758)
Noms vernaculaires
- Écureuil roux
- Écureuil d’Europe
Comment le reconnaître
Pelage : le dos est roux vif à brun foncé, voire noirâtre en hiver. Le ventre est toujours blanc pur, du cou aux organes génitaux, avec extension sur le début seulement des pattes antérieures et postérieures..
Tête & Oreilles : yeux noirs saillants, oreilles surmontées de pinceaux de poils très visibles en hiver.
Queue : rousse, marron foncé à noire selon les individus. Elle est très touffue et aussi longue que le corps, servant de balancier et de régulateur thermique.
Caractéristiques
moyenne ( minimum – maximum)
- Poids : 342 g (300-416 g)
- Longueur tête-corps : 22 cm (17-25 cm)
- Longueur de queue : 18 cm (16-21 cm)
- Longueur du pied postérieur : 59 mm (51-65 mm)
- Longueur de l’oreille : 29 ± 3 mm (21-44 mm)
- Longévité : 2 à 3 ans en moyenne et jusqu’à 7 ans
Comment l'observer
L’Écureuil roux est une espèce diurne, active toute l’année (pas de véritable hibernation). Observez-le tôt le matin au sommet des arbres, le long des troncs ou au sol en recherche de nourriture, trahi par des bruits de grattage ou des coquilles de noisettes rongées.
Description
Habitat
L’Écureuil roux vit dans les forêts de feuillus et de conifères, les bocages, les parcs et les grands jardins. Il préfère les peuplements mûrs produisant des graines en abondance.
Répartition
L’Écureuil roux est présent dans toute l’Europe continentale jusqu’en Sibérie.
En France, il est répandu sur l’ensemble du territoire métropolitain sauf la Corse.
En Loire-Atlantique, il est présent dans tout le département dès qu’un réseau d’arbres suffisant est disponible.
Comportement
L’Écureuil roux est un animal solitaire, excepté durant la période de reproduction. Son organisation sociale est fondée sur une hiérarchie de dominance entre mâles et femelles, et entre individus de même sexe. Les dominants sont généralement plus vieux et plus gros que les dominés.
L’Écureuil roux ne défend pas de territoire. Il fréquente un secteur appelé domaine vital où les individus cohabitent. Sa superficie varie en fonction du type d’habitat, de la distribution de la nourriture selon les saisons et du sexe des individus : entre 2 et 20 ha généralement pour les femelles et entre 5 et 30 ha pour les mâles.
Le domaine vital des mâles, plus important en période de reproduction, couvre ceux de plusieurs femelles. Il est identifié par des marquages olfactifs (urine, secrétions glandulaires, vaginales pour les femelles), renseignant notamment les mâles sur le stade de reproduction des femelles.
Les jeunes demeurent quelques mois à proximité de leur nid de naissance, puis se dispersent pour trouver un secteur propice à leur installation. Les distances parcourues sont fonction du sexe des individus, des densités et surtout des ressources disponibles. Lorsque la nourriture est abondante, les jeunes s’éloigneront peu de leur lieu de naissance.
Alimentation
Omnivore opportuniste, l’Écureuil roux adapte son alimentation aux disponibilités en nourriture, l’alimentation constituant 60 à 80% de son activité selon les saisons. Au cours de l’automne et en hiver, il se nourrit principalement de fruits d’arbres : graines de conifères, faînes, châtaignes, glands, noisettes, noix…, mais aussi de champignons, de l’écorce des arbres et de bourgeons. Au printemps et en été, son régime est diversifié : baies, fleurs, jeunes pousses d’arbres, fruits à pulpe (cerise par exemple), invertébrés (insectes, escargots), et occasionnellement œufs et oisillons.
En automne, l’Ecureuil roux constitue des réserves afin de profiter sur une plus longue période de l’abondance en nourriture. Il enterre ainsi des fruits d’arbres (glands, faînes, noisettes, noix, cônes) au hasard de ses déplacements. Il stocke également des champignons, séchés au préalable. Il redécouvre ses réserves au cours de l’hiver, lors de la recherche de nourriture. Certaines d’entre elles ne sont pas utilisées ou non retrouvées. Ainsi, comme le Geai des chênes et le Mulot sylvestre, il participe à la régénération naturelle des peuplements forestiers.
Occasionnellement, l’Écureuil roux peut être à l’origine de dégâts aux arbres et arbustes par écorçage, ou par consommation de jeunes pousses, notamment de conifères, ce qui lui vallait d’être mal considéré par les forestiers. Compte tenu de ses faibles densités, son impact est toutefois diffus (excepté dans les plantations de conifères) et peu visible.
Reproduction
L’Écureuil roux bénéficie d’un à deux cycles par an (février-mars et mai-juin). La portée compte 3 à 5 petits après 38 jours de gestation. Les jeunes sont nés nus et aveugles.
il se construit plusieurs nids (appelés « hottes ») avec des branchettes et des brindilles, de forme ronde, d’un diamètre externe de 50 cm, et dont l’intérieur est tapissé de mousse et d’herbe. L’entrée du nid est positionnée vers le bas.
La maturité sexuelle est atteinte à la fin de l’hiver, entre 10 et 12 mois. Chaque portée est composée en moyenne de 3 à 4 petits, 7 au maximum. Ils sont sevrés de 7 à 10 semaines et indépendants à 8 ou 10 semaines.
Statut et menaces
L’Écureuil roux est classé en Préoccupation mineure (LC) aux niveaux mondial, national (France) et régional (Pays de la Loire).
Menaces : fragmentation des boisements (ruptures de trame verte), collision routière (écrasements), prédation par le chat domestique, et risque potentiel lié à la propagation future de l’Écureuil gris.
Protection : espèce protégée sur l’ensemble du territoire français (arrêté du 23 avril 2007).
Le saviez-vous ?
Les membres postérieurs bien développés permettent à l’Écureuil roux de faire des bonds importants de branche en branche. Son pied postérieur (51 à 65 mm) est constitué de 5 doigts contrairement à ses mains qui n’en comptent que 4, tous munis de griffes acérées, lui permettant de grimper facilement aux arbres, aussi bien en montant qu’en descendant, la tête la première.
En vidéo
Crédits
- Image d’entête par Krzysztof Niewolny de Pixabay
- Vidéo : YouTube, National Geographic Animaux
- Description :
