Tettigonia viridissima (Linnaeus, 1758)
Le nom de Genre Tettigonia provient du grec ancien tettigonion, un diminutif de tettix qui désigne la cigale (ou un insecte stridulant).
Le nom de l’espèce viridissima est le superlatif du latin viridis, signifiant « extrêmement verte ».
Position taxonomique :
- Ordre : Orthoptères – Orthoptera (Latreille, 1793)
- Famille : Tettigoniidés – Tettigoniidae (Krauss, 1902)
- Genre : Tettigonia (Linnaeus, 1758)
Noms vernaculaires
- Grande sauterelle verte
- Sauterelle verte
- Tettigonie verte
Comment le reconnaître
C’est l’un de nos plus grands insectes. Le corps mesure entre 28 et 42 mm (jusqu’à 70 mm pour les femelles en comptant l’oviscapte).
Couleur : D’un vert vif quasi uniforme, avec une ligne brune sur le dessus du thorax et le long des ailes.
Morphologie : Longues antennes dépassant largement la longueur du corps. Les ailes dépassent nettement l’abdomen. Les femelles possèdent une longue lame sabre à l’arrière du corps (l’oviscapte) qui sert à pondre.
Confusions
La Sauterelle des cantons (Tettigonia cantans) : Très proche, mais ses ailes sont nettement plus courtes, ne dépassant pas ou très peu l’abdomen.
Le Méconème varié (Meconema thalassinum) : Beaucoup plus petit (15-20 mm), vert pâle, sans ligne brune dorsale marquée.
La Dectique verrucivore (Decticus verrucivorus) : Plus tachetée, antennes plus courtes et pattes arrière souvent plus robustes et marbrées.
Description
Habitat
La grande sauterelle verte fréquente les milieux ouverts à semi-ouverts bien exposés au soleil : prairies non fauchées, friches, haies, lisières de bois, jardins et buissons élevés. Elle apprécie la végétation haute qui lui sert de poste de chant.
Répartition
Europe : T
La Grande sauterelle verte est très largement répandue dans toute l’Europe centrale et méridionale, s’étendant jusqu’en Asie centrale.
France : Elle est présente sur l’ensemble du territoire métropolitain, du niveau de la mer jusqu’à plus de 1 800 mètres d’altitude.
Loire-Atlantique / Pays de la Loire : La Grande sauterelle verte est commune et bien répartie dans tous les départements de la région, tant en zone rurale que dans les espaces verts urbains.
Alimentation
Contrairement aux idées reçues, la Grande sauterelle verte est principalement carnivore. C’est une excellente chasseresse qui se nourrit de chenilles, de pucerons, de larves et d’autres insectes, ce qui en fait une précieuse alliée au jardin.
Comportement
Les mâles chantent (stridulent) à partir du milieu de l’après-midi et durant la nuit en frottant leurs ailes antérieures.
Reproduction
L’accouplement a lieu en été. Le mâle dépose un spermatophore volumineux. À la fin de l’été, la femelle enfonce son oviscapte dans le sol meuble ou le terreau pour y déposer ses œufs un par un. Les œufs passent un à deux hivers dans le sol avant d’éclore au printemps sous forme de jeunes nymphes.
Période de vol
Les adultes sont visibles et actifs de juillet à novembre, avec un pic de présence et de chant en août et septembre.
Statut et menaces
La Grande sauterelle verte est classée en Préoccupation mineure (LC) sur les Listes rouges nationale et régionale (Pays de la Loire).
Menaces : L’espèce reste commune, mais elle souffre de la destruction des haies, de la fauche précoce ou trop fréquente des bords de routes et des prairies, ainsi que de l’utilisation massive d’insecticides qui réduisent ses proies.
Le saviez-vous ?
La Grande sauterelle verte n’a pas d’oreilles sur la tête ! Ses organes auditifs (appelés tympans) sont situés sur ses tibias antérieurs, juste sous les genoux de ses pattes avant. C’est en orientant ses pattes qu’elle repère la direction du chant de ses congénères.
En vidéo
Crédits
- Photo d’entête : Pixabay, Suju-foto
- Description :
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