Alburnus alburnus (Linnaeus, 1758)
Le nom de Genre Alburnus vient du latin alburnus, désignant un poisson blanc ou un bois blanc (albus signifiant « blanc »), en référence à la blancheur et à l’éclat argenté de ses écailles.
L’épithète spécifique alburnus reprend simplement ce terme formant un parfait tautonyme.
Position taxonomique :
- Ordre : Cypriniformes – Cypriniformes (Bleeker, 1859)
- Famille : Leuciscidés – Leuciscidae (Bonaparte, 1835)
- Genre : Ablettes – Alburnus (Rafinesque, 1820)
Noms vernaculaires
- Abiette, Ablioise, Alile
- Ambiette, Aubiat, Aublatte, Auble, Aubot
- Blanchet, Blison, Borde
- Dormelle, Gobio, Goge, Harlisantui, Laube, Lauch, Laugne, Lorette
- Mirandelle, Nablé, Nivernelle. Ocelle, Ouli, Ouelle
- Rabotte, Ravanenco, Rondin, Sofie
En anglais : Bleak, Common bleak, Ablet
Comment le reconnaître
L’Ablette possède un corps fin, légèrement comprimé latéralement et couvert d’écailles peu adhérentes. Sous certains angles et sous la lumière naturelle, des reflets gris bleus apparaissent. La bouche est nettement dirigée vers le haut, la machoire inférieure dépassant la machoire suppérieure, traduisant sa façon de se nourrir en surface.
Caractéristiques
- Taille : En moyenne 8 à 18 cm.
- Poids : De 10 à 50g.
- Longévité : 3 à 6 ans.
Comment l'observer
L’ablette se déplace en bancs très denses près de la surface de l’eau. Par beau temps, on l’observe facilement sauter pour gober des insectes de surface ou créer de petites ondulations visibles depuis la berge.
Espèces proches et confusions
La Vandoise (Leuciscus leuciscus) chez les juvéniles.
Description
Habitat
L’Ablette apprécie les cours d’eau à courant lent mais peut s’adapter à des courants plus forts s’il dispose de zones de repos à proximité. Elle accepte aussi les eaux stagnantes bien oxygénées (lacs, étangs, bras morts). Elle privilégie les zones ouvertes de pleine eau (pélagiques) et de surface.
Les ablettes vivent souvent en bancs qui se dispersent durant l’été pour se regrouper à la fin de l’hiver. C’est un poisson très grégaire qui vit en groupes parfois denses, se mêlant aux autres poissons tels que les gardons et les brêmes, proies elles aussi des carnassiers.
Répartition
L’Ablette vit dans les eaux douces d’Europe. Elle était présente autrefois dans tous les cours d’eau de France, sauf en haute montagne, en Corse et dans les eaux saumâtres. Elle est encore présente dans une large partie de son aire potentielle de répartition.
Elle est très commune dans le bassin de la Loire et ses affluents locaux, notamment la Sèvre Nantaise et la Sanguèze qui traversent Le Pallet.
Alimentation
L’Ablette se nourrit essentiellement de plancton, de vers, de larves et de petits mollusques. Durant l’été, on la voit fréquemment en surface rechercher les insectes.
Opportuniste, elle ne dédaigne pas les déchets divers mais ne cherche pas pour autant les eaux douteuses.
Reproduction
L’Ablette est un oivipare. La ponte s’effectue d’avril à juin dès que l’eau atteint 15°C, à proximité des berges, dans des zones peu profondes. La femelle pond entre 5000 et 12000 oeufs, en plusieurs fois sur des plantes ou les graviers du fond. Ils incubent pendant 2 à 3 semaines.
Les mâles portent des tubercules nuptiaux sur les flancs et le dos. Leurs nagoires prennent des tons orangés.
Statut et menaces
L’Ablette est classé Préoccupation mineure (LC) aux niveaux mondial, national (INPN) et régional (Pays de la Loire).
Menaces : comme tout poisson blanc, l’Ablette est la proie des carnassiers tels que les brochets, les perches, les silures, et plus précisément le sandre qui en est friand. Mais l’Ablette possède un comportement anti-prédateur. Elle distingue, grâce aux signaux chimiques, un prédateur rassasié d’un prédateur en chasse, lui permettant ainsi de tempérer sa fuite.
La disparition de l’Ablette dans un cours d’eau est toujours un signe de la dégradation de la qualité du milieu. Deès que les conditions s’améliorent, elle réapparait.
Le saviez-vous
Les écailles de l’ablette contiennent de la guanine, un pigment hautement réfléchissant. Autrefois, on récoltait ces écailles en grande quantité pour fabriquer l’« essence d’orient », une pâte servant à recouvrir l’intérieur des perles en verre pour imiter l’iridescence des vraies perles de culture !
En vidéo
Contributions
Crédits
- Image d’entête : © CC Victor Nowakowski – OPSN.
- Description : Patrice Ripoche
- Vidéo : Youtube, CHASING SCALES
- Autres liens : Wikipedia et Opsn.
