Prunus Spinosa (L. 1753)

Le nom de Genre Prunus vient du latin désignant le prunier, lui-même dérivé du grec ancien proumnos.

L’épithète spécifique spinosa dérive du latin spina, signifiant « épine » ou « très épineux », en référence aux nombreux rameaux secondaires transformés en piquants acérés.

Position taxonomique ;

  • Ordre : Rosales – Rosales (Perleb. 1826)
  • Famille : Rosacées – Rosaceae (Juss., 1789)
  • Genre : Prunier – Prunus (L. 1753)

Noms vernaculaires

Buisson noir, épine noire, épinette, belossay, créquier, fourdinier, fourdraine, mère-du-bois, pelossier ou prunier épineux.

Comment le reconnaître

Le Prunellier est un arbrisseau très ramifié et buissonnant pouvant atteindre 1 à 4 mètres de hauteur.

  • Port : Buissonnant, dense avec de nombreux rameaux entremellés, pouvant former des haies inpénétrables.

  • Rameaux : Écorce très sombre (presque noire), avec de courts rameaux rigides terminés par de fortes épines.

  • Fleurs : Petites fleurs blanches à 5 pétales, solitaires, apparaissant avant le débourrement des feuilles en début de printemps (mars-avril).

  • Feuilles : Caduques, petites, obovales à elliptiques, finement dentées sur le bord.

  • Fruits : drupes globuleuses (prunelles) de 1 à 1,5 cm, bleu-noirâtre recouvertes d’une pruine bleutée, très astringentes et acides tant qu’elles n’ont pas subi l’effet du gel.

Prunus spinosa - Port - Liliane Roubaudi
Port
Prunus spinosa - Fleur - Liliane Roubaudi
Fleurs
Prunus spinosa - Feuille - Alain Bigou
Feuilles
Prunus spinosa - Rameau épineux - Jean-Pascal Milcent
Rameau épineux
Prunus spinosa - Fruits 1 - Liliane Roubaudi
Fruits 1
Prunus spinosa - Fruit 2 - Pierre Bonnet
Fruit 2

Confusions

Il n’y a pas vraiment de confusion possible avec le Prunellier mais certains autres arbustes buissonnants peuvent s’en rapprocher :

  • Aubépine (Crataegus monogyna) : Ses fleurs blanches apparaissent après les feuilles, ses feuilles sont découpées en lobes profonds et ses fruits sont rouges (cenelles).
  • Prunier sauvage / Prunier de Saint-Julien (Prunus domestica subsp. insititia) : Arbuste plus élevé, moins épineux, avec des fleurs un peu plus grandes et des fruits plus gros et doux.
  • Griottier sauvage / Cerisier Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) : Ne possède pas d’épines et ses fleurs sont regroupées en petites grappes odorantes.

Description

Habitat

Le Prunellier affectionne les milieux héliophiles et colonise le bord des chemins, les lisières forestières, les friches, les pâtures abandonnées et forme l’élément structurant des haies champêtres. Il tolère divers types de sols (avec une préférence pour les sols calcaire à neutre) et résiste très bien au froid comme au vent.

Répartition

Le Prunellier est présent dans presque toute l’Europe, du Sud de la Scandinavie jusqu’au bassin méditerranéen.

En France, il est commun à très commun sur l’ensemble du territoire métropolitain.

En Loire-Atlantique, il est très abondant dans le bocage nantais, la vallée de la Loire, le Pays de Retz et le bassin de la Vilaine. On le rencontre communément au Pallet dans les haies arbustives.

Utilisation

  • Comestibilité et usages : Les prunelles sont consommées fraîches après les premières gelées (qui réduisent l’astringence) ou transformées en confitures, gelées, compotes et liqueurs (comme le Patxaran basque ou l’eau-de-vie de prunelle).
  • Médicinal : Les fleurs sont traditionnellement utilisées en infusion pour leurs propriétés laxatives douces et diurétiques. Les fruits riches en vitamine C et en tanins sont toniques et astringents.
  • Toxicité : Le noyau contient du hétéroside cyanogénétique (amygdalines), toxique en cas d’ingestion pilée ou en grande quantité.

Une ressource pour la Faune locale

Le prunellier est un maillon écologique fondamental :

Menaces

Le Prunellier est classé en Préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge nationale et la liste rouge des Pays de la Loire.

Menaces : Espèce non menacée, mais vulnérable à la destruction des haies bocagères, au remembrement agricole et à l’entretien trop drastique des bords de routes pendant la période de nidification.

Le saviez-vous ?

Le bois de prunellier est exceptionnellement dur, lourd et résistant. Historiquement, il était très recherché pour fabriquer des outils, des cannes de marche réputées indestructibles (comme le célèbre Shillelagh irlandais) ainsi que les dents des râteaux à foin !

En vidéo

Contributions

Dominique Sécher. Photos prises au Pallet.

Crédits

Photos :

Vidéo : YouTube, HerbaGaïa

Comment le reconnaître et Description :

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