Callophrys rubi (Linnaeus, 1758)

Le nom de Genre Callophrys vient du grec kallos (« beauté ») et ophrus (« sourcil »), en référence probable aux jolies écailles frontales interoculaires vert métallique.

Le nom d’espèce rubi vient du latin rubus (ronce, framboisier) venant lui-même de ruber signifiant à la fois « rouge » et « de la ronce ». Pour Linné qui a décrit le papillon, celle-ci est une plante hôte secondaire de sa chenille.

Position taxonomique :

  • Famille : Lycénidés – Lycaenidae (Leach, 1815)
  • Sous Famille : Theclinae (Swainson, 1831)
  • Genre : Callophrys (Billberg, 1820)

Noms vernaculaires :

  • Thècle de la ronce
  • Argus vert
  • Porte-queue vert.
En anglais : Green hairstreak

Comment le reconnaître

L’adulte

  • Envergure : 20 à 26 mm

  • Le recto est brun chez les deux sexes. Le mâle possède une petite androconie grisâtre sur les ailes antérieures. Le verso des ailes antérieures et postérieures est vert avec ou sans série de tirets blancs, à bordure marginale brun-rougeâtre.
Thècle de la ronce - Imago
imago - face ventrale
Thècle de la ronce - Chenille
Chenille

La Chenille

  • Longueur : jusqu’à 17 mm

  • La chenille mature onisciforme est verte et finement duveteuse avec une ligne medio-dorsale sombre et des traits obliques jaunes bien marqués sur les cotés.

Confusions

Dans notre région, il ne peut être confondu. Dans le pourtour méditérranéen, il ressemble à Callophys avis (Chapman, 1909), la Thècle de l’arbousier.

Description

Habitat

On trouve la Thècle de la ronce dans les allées, les lisières, clairières et coupes de bois et forêts, les haies et chemins bocagers, les landes de bruyères, ajoncs et genêts et les coteaux sur substrats variés. 

Répartition

Sa répartition est paléarctique, de l’Afrique du nord à l’Europe, de l’Asie Mineure à la Sibérie et à l’Amour, jusqu’en Corée.

  • En Europe, il est présent du Sud méditerranéen jusqu’au nord de la Scandinavie.

  • Il est très commun et présent sur l’ensemble des départements métropolitains dont la Loire-Atlantique où il est bien représenté dans le vignoble nantais et le bocage de la vallée de la Sèvre Nantaise, particulièrement au bord des chemins creux, des landes sèches et des zones buissonnantes.

Comportement

Les mâles font preuve d’un comportement territorial marqué : ils se perchent sur les feuilles des arbustes à mi-hauteur pour surveiller leur zone et s’élancent vivement au passage d’autres insectes ou de femelles. Leur couleur verte leur assure un camouflage parfais dans le feuillage, les rendant invisibles à l’arrêt.

Plantes hôtes

Les chenilles de la Thècle de la ronce se nourrissent pricipalement des fabacées Cytisus scoparius et Ulex europaeus. A confirmer, l’utilisation de Robinia pseudoacacia (autre Fabacée) et Rubus fruticosus (rosacée)

Reproduction

L’espèce pond ses œufs de manière isolée sur les boutons floraux ou les jeunes pousses. La chenille se développe rapidement au printemps et se transforme en chrysalide au niveau du sol (dans la litière ou sous les roches), stade sous lequel elle passe l’hiver.

Période de vol

La Thècle de la ronce est une espèce printannière. On peut la voir en vol depuis mars jusqu’au tout début de juin.

Statut et menaces

La Thècle de la ronce est classée en Préoccupation mineure (LC) aux niveaux international, national (France) et régional (Pays de la Loire).

Menaces : Bien que non menacée, elle souffre localement de la fermeture des milieux ouverts, de l’arrachage des haies bocagères et de l’utilisation de produits phytosanitaires.

Le saviez-vous ?

Les mâles de la Thècle de la ronce ont souvent des territoires adjacents le long des haies. Dès que l’un d’eux entame un vol, il est immédiatement pris en chasse par ses voisins. Ces joutes peuvent durer plusieurs heures.

Bien que ses ailes apparaissent d’un vert éclatant, Callophrys rubi ne possède aucun pigment vert ! Cette couleur est un effet d’optique dit « couleur structurale » : la surface de ses écailles est couverte de microstructures cristallines en réseaux 3D (comparables à des gyroïdes) qui réfractent la lumière du soleil pour ne renvoyer que la longueur d’onde verte.

La chrysalide de la Thècle de la ronce est capable d’émettre des stridulations (petits grincements) pour repousser les prédateurs ou attirer l’attention des fourmis !

En vidéo

Contributions

Dominique Sécher. Photos prises au Pallet.

Crédits

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